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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 10:43

L-exception.jpg

Zulma éditions - 2012 pour l'édition originale, 2014 pour la traduction française- 338 pages

Maria et Floki sont mariés depuis onze ans et ont des jumeaux de deux ans et demie. Au réveillon du Nouvel An, Floki annonce à sa femme qu'il la quitte pour un homme, Floki, un autre, un ami de la famille, avec qui ils viennent de partager le dîner. Anéantie par cette nouvelle et dans l'incompréhension totale de cette décision soudaine, Maria tente de comprendre et de rebondir, aidée de sa voisine fantasque Perla, personne de petite taille, conseillère conjugale et nègre pour un auteur de roman policier. 

Pour être honnête, pas grand chose à dire sur ce livre, dont je n'ai pas su, pendant un moment, s'il fallait rire ou pleurer. Le postulat de départ est plutôt dramatique mais l'héroïne rencontre une petite galerie de personnages assez hauts en couleurs: la voisine, donc, un peu pique-assiette sur les bords, souvent maladroite dans ses propos pour réconforter Maria. Ou encore cette homme rencontré dans la forêt, près de la résidence secondaire du couple, homme en admiration devant les tranches de livres en cuir qu'il fabrique...

Parallèlement à l'épreuve que traverse la jeune femme, elle doit composer avec des révélations sur son père biologique, et la vie de sa mère. Tout étant bien entendu imbriquer pour fournir une réflexion sur la filiation, les rapports hommes/femmes, avec en toile de fond l'espoir d'un retour du mari parti, dont elle aura été celle qui a compté, il faut comprendre la seule femme, "l'Exception".

J'ai gardé une certaine distance avec cette hsitoire, elle ne m'a pas touchée, je ne suis jamais vraiment rentrée dedans. Pas mauvais, de l'indifférence juste.

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Voisins voisines 2014

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 13:26

grand-prix-des-lectrices.jpeg

 

Eh oui, j'ai reçu ma petite lettre cette semaine, alors que je n'y croyais plus du tout. Je fais donc partie du jury d'avril.    

J'y ai participé il y a 10 ans, pour la première fois, et j'avoue que je n'étais pas plus motivée que cela à renouveler l'expérience. Certes, il y avait eu de bons moments de lecture (c'était Philippe Grimbert avec Un secret qui avait remporté le prix catégorie Roman), mais le rythme avait été vraiment dur à suivre et la lecture imposée m'avait pesé sur la fin. Mais à l'époque, Facebook n'existait pas et il semblerait qu'aujourd'hui cela change pas mal de choses pour cette aventure. Alors avec le blog et Facebook, l'expérience devrait prendre une toute autre tournure, du moins je l'espère.

Et puis, il faut bien dire que la sélection des deux dernières éditions, surtout les polars, ne me disaient rien qui vaille. Mais mon apppétit de lectures et de découvertes a pris le dessus, et j'ai présenté ma candidature, avec mon billet sur L'homme qui a l'homme de Marin Ledun.

Vous aurez perçu donc mon côté schizophrène par rapport à ce prix mais j'ai très envie de croire qu'il m'apportera plus de satisfaction que de désillusions. 

Si vous faites vous aussi partie du jury cette année, n'hésitez pas à vous manifester pour que nous puissions échanger. 

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 00:15

dugain-marc-couv-lemprise

Editions Gallimard - 2014- 318 pages

De nos jours en France. Un candidat à l'élection présidentielle, un chef du renseignement intérieur, un syndicaliste d'un groupe industriel, une photographe chinoise, une agente des services secrets et son fils autiste...Tous ces personnages se trouvent au coeur d'une triangulaire pouvoir-économie-finances.

Marc Dugain a produit un roman très actuel. Même s'il s'en défend en début de livre, on peut aisément associer des noms aux personnages de cette histoire, qui l'auraient inspiré lors de l'écriture. Et ce qui est encore plus fort, c'est de constater que les événements auxquels nous assistons actuellement en France, les personnages une fois encore, se retrouvent aussi dans ce livre. Finalement, de quelque bord que ce soit, les mécanismes sont ni plus ni moins semblables.Bref, c'est très réaliste.

L'auteur s'attache donc à expliquer les rouages, les enchevêtrements, les magouilles qui s'opèrent entre l'Etat et les grandes entreprises. Et au milieu desquels le citoyen lambda parait bien impuissant.

Marc Dugain n'a plus à rien à prouver de sa qualité d'écrivain, tant dans l'écriture que dans le récit. Seulement voilà, ce livre ne m'a pas intéressé. Peut-être avais-je aussi besoin d'autre chose en ce moment, toujours est-il que je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire, à m'attacher aux personnages. J'ai donc abandonné à la moitié.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:26

L'heure trouble

Le Livre de Poche - 2011 (2007 pour l'édition originale et 2009 pour la traduction française)- 531 pages

Un petit garçon de 5 ans, Jens, disparait dans la brume, dans la lande, sur l'île d'Öland. Vingt ans plus tard, sa mère, Julia vit à Goteborg et ne s'est jamais vraiment remise de cette disparition. Dépressive, limite alcoolique, elle ne cesse de se remémorer ce temps où la vie s'est arrêtée pour elle, et espère toujours revoir son fils dont on pense qu'il s'est noyé mais dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Jusqu'au jour où Gerlof, le grand-père de Jens, reçoit dans sa maison de retraite un colis avec à l'intérieur, la sandale que portait le petit le jour de sa disparition. Que lui est-il exactement arrivé? Et tout converge vers la piste d'un criminel censé être mort et enterré sur l'île...

J'avais laissé Johan Theorin avec un sentiment mitigé lors de ma lecture de Froid mortel, dont l'action ne se déroulait pas sur l'île d'Öland. Ce titre est son premier roman et force est de constater qu'il parvient vraiment à rendre son atmosphère à cette île: à la fois chaleureuse et inquiétante, en lien avec la Suède mais isolée. Un côté mystique plâne sur cette île et ses habitants dont ils semblent venir d'un autre temps: un tailleur de pierre, un gérant de camping dans une ville quasi désertique, une vieille dame...

L'évocation de l'heure trouble accentue cette ambiance: l'heure trouble c'est entre chien et loup, la fin de la journée, l'heure où les hommes rentraient du travail et où la tradition voulait que l'on raconte des histoires horribles aux enfants, pleines de sorcières et autres créatures. Un moment suspendu en somme.

L'enquête en elle-même se déroule plutôt lentement et la construction du récit va de l'action de Julia et Gerlof dans leur enquête, et le récit de vie de Nils Kant, le criminel contraint à l'exil. Cette histoire se lit bien, ni plus, ni moins, le principal intérêt étant réellement le lieu où se déroule cette intrigue. Alors M.Theorin, s'il-vous-plaît, revenez sur l'île!

C'était une lecture commune avec Valérie.

Pour être tout à fait franche, je n'ai pas encore fini (mais suffisamment pour me faire une idée tout de même) mais je ne voulais pas retarder la lecture commune programmée, dont j'avais déjà repoussé la date. Si après le dénouement mon ressenti devait évoluer, je ferai un edit sur ce billet.

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Challenge Polars et Thrillers 2013-2014 Voisins voisines 2014

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 11:01

N'oublie pas les oiseaux

Editions Julliard - 2014- 342 pages

Murielle, originaire des Landes, intègre à 17 ans l'Ecole de Variétés de Paris. Elle tombe sous le charme de Francis Morane, "l'homme slave", "le Russe", son professeur de mise en scène, de vingt-cinq ans son aîné. Jeune fille inexpérimentée mais porteuse d'une certaine douceur, d'une singulière détermination et d'un talent artistique certain. 

Quelques années plus tard, son chemin croise à nouveau la route de celui qui la trouble tant. Cet homme complexe, volage, instable, qui peu à peu trouve un point d'ancrage auprès de Murielle.

C'est cette histoire d'amour que Murielle Magellan nous raconte ici, sur près de vingt ans, avec ses hauts et ses bas, ses bonheurs et ses doutes.

J'ai été bouleversée, secouée, émue par cette lecture,qui parle d'amour dans tous ses bonheurs, toutes ses contradictions, bref toute sa richesse.

Le livre s'ouvre sur la mort de cet homme, alors que l'auteure n'a que 35 ans et est maman d'un petit garçon de 3 ans. Murielle Magellan a su trouver les mots pour décrire tout ce que l'amour a d'irrationnel, d'irraisonnable, avec une justesse incroyable. Les sentiments qui nous traversent, dans les bons et les mauvais moments, les représentations que l'on se fait et une réalité qui s'avère quelque peu différente de ce qu'on avait imaginé. Elle montre ce besoin d'avancer, de construire avec celui qu'on aime, et la douleur lorsque tout s'écroule.

Récit autobiographique, N'oublie pas les oiseaux déborde de l'amour de cette femme pour cet homme qui lui en fait voir pourtant des vertes et des pas mûres. Elle explique très bien toute la difficulté de vivre, de construire de façon stable et durable avec quelqu'un en souffrance, dont on ne sait plus très bien comment l'aider à aller mieux- le veut-il vraiment d'ailleurs?- ce sentiment d'impuissance voire la culpabilité. Murielle Magellan ne s'épargne pas des situations peu flatteuses pour elle, des moments d'humiliation ou de profond désarroi.

Il n'empêche, cet homme représente celui avec qui elle aura un enfant, symbole de cet amour.

Plus globalement, ce récit raconte la construction d'une femme, de celles forgées par l'expérience.

L'écriture est magnifique, j'imagine combien il faut donner de soi pour coucher sur le papier une telle histoire, dont on sent encore l'intensité, plus de dix ans après la mort de l'homme.

J'ai adoré ce livre, il m'a parlé comme rarement un livre m'a parlé. Je l'achèterai, c'est sûr, car je veux avoir avec moi cette histoire et ces merveilleuses phrases.

Quelques extraits:

"Je ne savais rien des mécaniques affectives en général, ni même, en particulier, de celles des séducteurs. La sanction se passe alors de reproches car reprocher, c'est avouer sa considération. Avouer à l'autre qu'il a compté, ou qu'il compte (...) Jamais l'homme slave ne me parla de cette semaine où il avait échoué à me joindre. Il s'éloigna, c'est tout." p.107


"L'amour était à mes yeux un état permanent dont j'avais bien dû entendre, ici ou là, qu'il s'entretenait, mais je ne comprenais pas ce que cela signifiat concrètement. J'étais réticente à considérer l'amour comme un corps qu'on muscle. Il m'apparaissait plutôt tel un terrain ferme et fertile; non dénué de ravins et de reliefs, certes, mais au soubassement massif et invariable. L'amour pour cet homme en tous cas était en moi si définitif que je ne me voyais pas faire comme on le recommandait dans les revues de filles: être sexy comme ci pour "garder [son] mec, ou rusée comme ça "pour le rendre jaloux". Je n'appartenais pas à cette vie-là, avec mon amour à part. Je me pensais hors catégorie. J'avais tort." p.230


Sur le désir et le besoin d'être mère: "Mais pour accompagner cette solitude, il fallait un homme que j'aime et qui m'aime, simplement. Et des enfants, parce que ça m'était nécessaire, vital, de jouer les mammifères et de transmettre. J'étais une femelle et je voulais un mâle consentant et aimant pour me rendre mère. Et nous ferions le chemin ensemble." p.139


Sur le projet d'enfant: "Mon amour pour cet homme qui disait "oui", ce jour-là, "oui" à cette immense aventure, atteignit son paroxysme.(...) C'était le plus beau cadeau qui soit . La plus belle preuve d'amour." p. 198

 

essa

 

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 13:56

Long weekend

Editions Philippe Rey- 2010- 282 pages

 

Etats-Unis, au cours du long week-end du Labor Day, juste avant la rentrée scolaire. Henry, treize ans, vit seul avec sa mère Adele depuis la séparation de ses parents. Il voit son père environ une fois par semaine, qui a refait sa vie avec Marjorie, déjà mère d'un adolescent et avec qui il vient d'avoir une petite fille. De son côté, sa mère se remet mal de cette séparation et des épreuves qu'elle a du traverser dont on apprend la nature au cours de la lecture. Elle sort peu, ne voit personne et s'enferme dans sa relation avec son fils.

Jusqu'au jour où, sortis exceptionnellement pour faire des courses, ils croisent le chemin de Franck Chambers qui leur demande de l'héberger car il est blessé. Ils apprennent très vite, par les médias, que Franck est un prisonnier évadé activement recherché. Mais l'image qu'en donnent les journalistes ne correspond pas du tout à ce que se révèle être Franck: un homme doux, attentionné et gentil, qui redonne à Adele goût à la vie...

Une très belle histoire humaine. D'abord Adele et Franck, deux êtres blessés, meurtris par les épreuves auxquelles la vie les a soumis. Adele, amoureuse de l'amour, rongée par la solitude et le chagrin, et qui ne vit plus que pour son fils. Franck, présenté comme un dangereux criminel, qui n'a pas eu de chance, lui qui ne demandait qu'à vivre comme tout le monde, avoir une vie paisible, mais qui a accumulé les désillusions: la guerre, la tromperie, le mépris.

Et au milieu de cette situation incroyable, Henry, à l'âge de tous les questionnements, de toutes les métamorphoses, qui prend conscience de sa sexualité, des filles. Il voit l'arrivée de cet homme comme une bénédiction dans cette vie où il ne se passe jamais rien. Cet homme qui fait attention à lui, qui lui apprend le base-ball ou comment confectionner une tarte aux pêches. Et surtout le bien qu'il apporte à sa mère, qui l'a ramenée à la vie, cette mère qu'il aime tant, dont il se sent la lourde tâche de protéger.

Mais ce Franck représente aussi une menace, celui qui pourrait lui voler sa mère, la peur que lui, Henry, reste sur le carreau. Toute cette ambivalence qui caractérise l'adolescence. 

J'ai beaucoup aimé ce livre qui se vit comme un huis-clos. De plus, ce week-end de Labor Day est un week-end de grosse chaleur ce qui accentue l'atmosphère dramatique. L'attachement aux personnages grandit au fur et à mesure de la lecture, il n'a pas été évident tout de suite pour moi. En particulier le personnage d'Adele, dont on cerne mal, au début,  s'il s'agit d'une mère castratrice ou d'une mère qui essaie seulement de rester debour pour son fils.

Joyce Maynard produit une écriture toute en déclicatesse qui sied parfaitement à cette histoire émouvante.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 13:34

L'homme qui a vu l'homme

Editions Ombres Noires (que j'aime beaucoup) - 2014- 463 pages

 

Janvier 2009, Jokin Sasco, militant basque de l'ETA, est enlevé . Sans nouvelles de lui, sa famille et en particulier sa soeur Eztia, signale sa disparition à la police et lance un avis de recherche. 

Iban Urtiz, jeune journaliste au quotidien régional, est désigné pour couvrir l'événement et doit faire équipe avec Marko Elisabe, photographe et Basque de pure souche. Peu à peu, Iban commence une enquête sur cette disparition inexpliquée à laquelle la police semble attacher bien peu d'importance, et même à brouiller les pistes. Ses investigations le conduisent à découvrir un monde où les voyous ne sont pas toujours ceux qu'on croit et où, sous couvert d'une lutte anti-terroriste loin d'être systématiquement avérée, les limites de la légalité sont allégrement franchies...

 

L'homme qui a vu l'homme est un polar politique qui traite de la véritable "guerre sale" que se livrent les autorités espagnoles et françaises, et les militants de l'ETA. L'enquête, menée par le jeune reporter, met en relief toute l'ambivalence des deux camps, et les frontières plus que floues entre les flics, les corrompus, les terroristes...L'auteur choisit de dénoncer surtout l'action policière et plus globalement l'Etat, qui n'hésitent pas à recourir à des mercenaires pour effectuer la sale besogne, le plus discrètement possible, l'arsenal étatique sera là pour étouffer le tout. 

On en apprend beaucoup sur toutes ces arcanes, comme l'incommunication, une loi espagnole, qui autorise, dans le cadre d'enquêtes de l'anti-terrorisme, à "garder à vue" treize jours un suspect sans que celui-ci ne puisse contacter ni son avocat, ni sa famille. Toute cette opacité laisse donc libre champ à toutes les dérives.

Le point de vue se situe donc moins sur la cause basque en elle-même que sur les mécanismes en marche pour éradiquer ce mouvement. L'illégalité et la corruption gangrènent cette police anti-terroriste. 

Ceci étant, je suis gênée par le fait de victimiser à outrance l'autre camp.  La lutte anti-terroriste, même si elle constitue un domaine bien à part, n'autorise pas toutes les dérives, c'est clair, mais les groupes en face ne sont pas non plus des enfants de choeur. N'oublions pas qu'il y a eu des morts au milieu de tout ça.

Pour revenir au livre en lui-même, le duo Iban Urtiz / Marko Elisabe, tel qu'il est abordé, est très intéressant, justement par le fait qu'il n'en est pas un. D'un côté, le jeune journaliste novice et tête brûlée, et de l'autre, le photographe expérimenté et aguerri, qui connait bien les groupes incriminés. Ils ne s'entendent pas et mènent leur enquête chacun de leur côté, et ça fonctionne.

Une fois encore, Marin Ledun offre au lecteur un récit riche, intelligent et documenté, et surtout très ancré dans la réalité (le point de départ est tiré d'une histoire vraie). Et lecture d'autant plus intéressante à la lumière de la rencontre à laquelle participait Marin Ledun à Quais du Polar, et dont le thème était : L'Etat, ce suspect bien trop secret.

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Challenge Polars et Thrillers 2013-2014

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 09:58

La peur elle meme

Odile Jacob Thriller - 2010- 244 pages

A la suite d'une rupture sentimentale, Ariane Russel, jeune étudiante en médecine, vient de s'installer dans son nouvel appartement dans le XIVème arrondissement de Paris.

Très vite, elle constate des phénomènes étranges: des voisins aux attitudes surprenantes, un étage qui semble caché et surtout l'impression que personne ne la croit lorsqu'elle évoque ces bizarreries. 

J'avais découvert cette auteure, avocate de métier, avec L'affaire Clémence Lange, un thriller judiciaire que j'avais trouvé très intéressant pour appréhender les arcanes de la justice. La récente lecture de ce titre par La Pyrénéenne m'a donné envie de continuer à la lire. 

Alors je suis bien embêtée car, bien que ne l'ayant jamais rencontré, j'ai cru comprendre que Laura Sadowski était une auteure très abordable et sympathique. Mais ce titre-là, ce n'est pas possible, ça n'a pas pris cette fois pour moi. Mais alors pas du tout.

L'histoire part pourtant assez bien, un petit climat d'angoisse s'installe, les premiers questionnements apparaissent face à ces phénomènes étranges. J'ai d'abord cru à une approche genre Sixième sens ("Je vois des morts"...). Mais après ça se gâte, j'ai relevé beaucoup d'invraisemblances, des situations maladroitement amenées.

Bref, ça s'essoufle. Quant à l'explication et au dénouement, je les ai trouvés ridicules, absolument pas crédibles. Je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir, de quoi elle voulait traiter dans cette histoire. Peut-être aurait-il fallu développer davantage, ce qui aurait évité des situations un peu à l'emporte-pièces.

Quant au personnage d'Ariane, que tout le monde félicite pour son courage et sa bravoure, je n'ai pas trouvé qu'elle en faisait particulièrement preuve. Son personnage manque d'épaisseur et ses réactions pas cohérentes avec sa personnalité.

Je sais, je suis sans doute sévère mais vraiment, c'est l'incompréhension totale. Je ne m'avoue pas vaincue pour autant, parmi ses autres titres, certains se passent à nouveau dans le milieu judiciaire et ce sont vers ceux-ci que je me tournerais.

 

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Challenge Polars et Thrillers 2013-2014

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 13:42

Des vents contraires

 

Editions Points 2010 (2008 pour la première parution aux éditions de l'Olivier)-  283 pages

 

Paul Anderen, écrivain et scénariste, vit à Paris avec ses deux enfants, Clément 9 ans et Manon 4 ans. Sa femme Sarah a disparu un an plus tôt, du jour au lendemain. Départ volontaire? Accident? Depuis ce moment-là, Paul ne semble plus être que l'ombre de lui-même, les enfants sont perturbés par le départ brutal de leur mère.

Paul décide alors de s'installer dans le ville de son enfance à Saint-Malo, où il rejoint son frère Alex qui gère avec sa femme Nadine l'auto-école familiale. Paul espère ainsi, si ce n'est redémarrer une nouvelle vie, surmonter l'absence et rendre le quotidien plus vivable.

 

Que n'ai-je attendu pour lire Olivier Adam! J'ai accroché tout de suite, à tout, à l'histoire, aux personnages, au style. Vous savez, le genre de livres où vous vous dites dès les 3-4 premières pages que vous allez vous régaler. 

Mais il est toujours difficile de rendre compte d'un livre que l'on a aimé, de trouver les mots et phrases à la hauteur de l'émotion.

J'ai aimé cette sensibilité, cette douceur en même temps que la violence dans ce que traverse ce père et ses deux enfants qui sont dans l'incertitude. Car c'est cela le plus terrible: de ne pas savoir où est leur femme / mère, vivante ou morte, si elle va revenir un jour. Cette attente qui fait basculer tour à tour de l'espoir au désespoir, qui mène à l'errance et presque à la survie. Cette attente qui rend toute projection, tout avenir impossible, et conduit aux pensées et agissements les plus fous.

A ses côtés, Paul rencontre des êtres aux vies aussi bousculées: un père qui enlève son fils pour passer un peu de temps avec lui, une adolescente fugueuse qui peine à trouver sa place au sein d'une famille recomposée...

Et que dire des descriptions de cette côte bretonne, où la nature paraît accompagner les sentiments de Paul.

Le fond est triste, mélancolique, ce qui semble être un trait commun aux livres d'Olivier Adam, mais je n'ai pas été plombée pour autant. Cela étant, j'espacerai probablement mes futures lectures de cet auteur.

Merci Valérie pour m'avoir conseillé (au tout début de ce blog) de commencer par ce titre.

essa

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 09:38

Baignade-surveillée-copie-1

Editions Le Rouergue - 2014- 125 pages

 

C'est l'été, les vacances. Comme chaque année, Arnaud et Estelle partent en camping au Cap Ferret avec leur fils Auguste de 10 ans. Mais ces vacances-là vont probablement sonner le glas d'un couple au bortd de la rupture. Arnaud sent bien qu'Estelle est en train de lui échappe, qu'elle va partir.

C'est dans ce contexte que Max, le petit frère d'Arnaud, se pointe, à l'improviste. Ce frère qui a fait de la prison et qui continue à mener une vie hors-la-loi, refusant de rentrer dans le droit chemin. Mais c'est un oncle qu'adore Auguste, toujours prêt à s'amuser. 

Cette cohabitation un peu forcée va durer quelques jours de vacances...

 

C'est la première fois que je lis Guillaume Guéraud et j'ai passé un très bon moment. Ce livre est très court, il pourrait être une longue nouvelle. L'histoire s'installe rapidement, on est tout de suite dans le vif du sujet. Le couple va mal, s'est éloigné, ne se respecte même plus, se parle à peine. Et déjà cette sensation est désagréable pour le lecteur. Car Arnaud se révèle être quelqu'un qui fuit, qui ne va pas au fond des choses, qui se voile la face quelque part. A aucun moment il n'essaie de sauver ce qui peut peut-être encore l'être, il est résigné.

Et cette difficulté à communiquer, cette maladresse se retrouvent dans ses rapports avec son frère. Car il s'agit bien aussi d'une  histoire de frères, opposés en tout point, mais qui s'aiment et qui n'arrivent pas à se le dire. Ils sont aussi maladroits tous les deux, l'un essayant de revêtir l'habit du grand frère moralisateur, l'autre dans la surenchère des provocations. Au final, ils sont très attendrissants.

Le récit alterne entre ces vacances qui marquent la fin d'une époque, et les jours précédant la venue de Max, embarqué dans une affaire qui a lancé la police à ses trousses. 

Et enfin cette histoire se déroule au Cap Ferret que je connais bien et cela m'a fait plaisir de reconnaitre quelques endroits où j'ai de bons souvenirs.

Les avis de Stéphie, Jérôme.

 

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Challenges auxquels je participe:

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Voisins Voisines 2013 chez Anne

1. La compagnie des menteurs de Karen Maitland (Angleterre)

2. La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...de Rachel Joyce (Angleterre)

3. Les trois lumières de Claire Keegan (Irlande)

4. La vie aux aguets de William Boyd (Angleterre)

5. Froid mortel de Johan Theorin (Suède)

6. Contrecoup de Rachel Cusk (Angleterre)

7. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer (Autriche)

8. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (Danemark)

9. La maison des chagrins de Victor Del Arbol (Espagne)

 

Voisins voisines 2014

 

Voisins Voisines 2014 chez A propos des livres

1. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard (Angleterre)

2. L'heure trouble de Johan Theorin (Suède)

3. L'Exception de Audur Ava Olafsdottir (Islande)

4. L'oubli d'Emma Healey (Angleterre)

5. La faute de Paula Daly (Angleterre)

6. Le violoniste de Mechtild Borrmann (Allemagne)

1. Le village de Dan Smith (Angleterre)

2. La ferme de Tom Rob Smith (Angleterre)

3. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza (Espagne)

      Challenge 13 auteurs

13 auteurs chez La vie telle qu'elle me passionne

1. Karine Giebel : Les morsures de l'ombre

2. William Boyd: La vie aux aguets

3. Thomas H.Cook

4. Anne Percin: Le premier été

5. Karen Maitland: La compagnie des menteurs

6. Ron Rash: Le monde à l'endroit

7. Marie-Hélène Lafon

8. Fabienne Juhel

9. Jo Nesbo

10. Laura Kasischke: Esprit d'hiver

11. R-J Ellory

12. Jussi Adler-Olsen: Miséricorde

13. Olivier Adam

 

J'ai l'impression que ce challenge n'est pas reconduit cette année mais j'ai bien envie de le poursuivre à titre individuel. Voici la liste établie pour 2014:

 

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Olivier Adam: Des vents contraires

6. Pascal Garnier

7. Linwood Barclay: Fenêtre sur crime

8. Joyce Maynard: Long week-end

9. Hélène Grémillon: Le confident

10. Lionel Salaun

11. Ryan David Jahn

12. Saphia Azzedine

13. Delphine De Vigan

10 auteurs que j'ai envie de découvrir en 2015:

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Pascal Garnier

6. Lionel Salaun

7. Ryan David Jahn

8. Silvia Avallone

9. Marie-Sabine Roger

10. Claire Favan

 

 

 

Challenge Polars et Thrillers 2013-2014

Challenge Thrillers et Polars 2013-2014 chez Liliba

1. Black coffee de Sophie Loubière

2. Elvis et la vertu de Frantz Delplanque

3. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

4. Le dernier Lapon de Olivier Truc

5. La maison des chagrins de Victor Del Arbol

6. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard

7. L'appel du coucou de Robert Galbraith

8. Vilaines filles de Megan Abbott

9. Purgatoire des innocents de Karine Giébel

10. La Peur elle-même de Laura Sadowski

11. L'homme qui a vu l'homme de Marin Ledun

12. L'heure trouble de Johan Theorin

Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 chez Liliba

1. L'oubli d'Emma Healey

2. Fenêtre sur crime de Linwood Barclay

3. La faute de Paula Daly

4. Le violoniste de Mechtild Borrmann

5. Le village de Dan Smith

6. Atomka de Franck Thilliez

7. Angor de Franck Thilliez

8. La cible d'Howard Gordon

9. Sans faille de Valentin Musso

 

Challenge Thrillers et polars 2015-2016 chez Sharon

1. Les nuits de Reykjavik d'Arnaldur Indridason

2. Arrêtez-moi de Lisa Gardner

3. L'affaire des coupeurs de têtes de Moussa Konaté

4. La ferme de Tom Rob Smith

5. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza

6. Derrière la haine de Barbara Abel

7. L'enfer de Church Street de Jake Hinkson

8. Am stram gram de M.J.Arlidge

9. Un vent de cendres de Sandrine Collette

10. Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

11. Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg

12. Les visages écrasés de Marin Ledun

 

 

 

Où Je Chine...