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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 06:00
Comme neige - Colombe Boncenne

Éditions Buchet Chastel, collection Qui vive- 2016- 114 pages

Constantin Caillaud, la cinquantaine, comptable dans une imprimerie parisienne, découvre par hasard dans le coin des soldes de la maison de la presse de Crux-la-Ville, un livre intitulé Neige noire d'Emilien Petit, un de ses auteurs favoris. Emballé par cette decouverte, il déchante vite quand il s'aperçoit que nul n'a entendu parler de ce livre, remettant ainsi en doute son existence même, d'autant plus qu'il n'arrive pas à remettre la main sur son exemplaire. Mais ce livre, il l'a pourtant bien eu entre les mains?

Comme annoncé dans la quatrième de couverture, ce court roman entend emmener le lecteur sur le terrain de la frontière ténue entre la réalité et la fiction. Et c'est effectivement le cas et ce sujet, pas de chance, j'en ai eu ma dose. Donc au niveau de l'histoire, je l'ai suivie mais sans plus.

En revanche, j'ai beaucoup plus accroché avec le style de cette jeune auteure que j'ai touvé vraiment très bon. Ce livre est bourré d'humour, fin. Comme je l'ai dit, l'histoire ne m'a pas emballée plus que ça et pourtant j'ai lu avec énormément de plaisir. Le tour que prend le récit se révèle particulièrement original, et inattendu, notamment quand Constantin se met à écrire à des écrivains, amis d'Emilien Petit, qui sont de vraies personnes : ainsi sont mis en scène Jean-Philippe Toussaint, Olivier Rolin...j'ai trouvé cette idée très drôle.

Une belle decouverte et un début très prometteur.

Ma note :

Comme neige - Colombe Boncenne
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 09:55
Encore - Hakan Günday

Editions Galaade - 2015 pour l'édition originale et la traduction française- 371 pages

Gaza n'a que neuf ans lorsqu'il est initié au métier de passeur de clandestins qu'exerce déjà son père. Très vite, il est confronté à la déshumanisation , de ces clandestins qu'on appelle marchandises, et puis aussi à la sienne.

La première partie du livre traite de l'activité de passeur, à travers les yeux d'un enfant d'une dizaine d'années puis adolescent, plongé très tôt dans ce monde de violence, sans pitié qu'est le trafic d'êtres humains. Au début réticent à suivre les traces d'un père (il est orphelin de mère), un personnage cynique et insensible, dont il ne sait s'il faut l'aimer ou non, il perd rapidement toute forme d'humanité face à cette marchandise qu'il faut emmener d'un point A vers un point B, sans encombre, c'est-à-dire sans en perdre. C'est pourtant ce qui arrive un jour à Gaza qui, faute d'avoir ouvert une porte pour laisser le minimum d'oxygène nécessaire, laisse mourir un clandestin afghan. Et cette mort va le hanter toute sa vie. S'ensuivent des viols, des tortures psychologiques.

Puis, à la suite d'un événement dont je ne dévoile rien ici, Gaza va s'engager sur le chemin de la rédemption. Mais celui-ci est long et semé d'embûches. Parce que Gaza est un être très abîmé, pas si facile à réinsérer pourrait-on dire. Son instinct de dominateur, voire de predateur qui lui a ete inculqué tout petit le rattrape souvent.

J'ai beaucoup aimé la première partie du livre. Le récit est glaçant mais très empreint de réalisme. L'auteur montre bien que son personnage a appris très tôt ce qu'était l'instinct de survie, la loi du plus fort aussi , l'idée de sauver sa peau, à l'instar de ce que lui relate son père au tout début du livre (il a survécu au naufrage d'un bateau en volant la bouée de sauvetage d'un vieil homme malade). Toute l'activité de passeurs ne se limite pas qu'à quelques personnes mais qui continue de fonctionner avec la complicité de policiers, des notables corrompus à qui l'on verse des pots-de-vin.

Pour ce qui est de la seconde partie, je ne sais pas si cela est trop abstrait pour moi, mais j'ai décroché. Le rythme devient plus lent, j'ai trouvé que le récit manquait de souffle à moment-là. Pourtant, la réflexion sur la possibilité d'une rédemption chez des gens qui ont baigné dans la violence sous toutes ces formes mérite d'être soulevé, j'en conviens parfaitement, mais je me suis un peu perdue..

Une lecture en demi-teintes, mais toute la partie sur le trafic d'êtres humains est particulièrement saisissante.

Ma note:

Encore - Hakan Günday
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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 12:56
Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre

Editions Albin Michel - 2016- 279 pages

1999, Beauval, un village (petite ville) de région parisienne. Antoine, douze ans, est un enfant plutôt solitaire qui passe ses journées à construire des cabanes dans la forêt de St-Eustache. Il est souvent rejoint par Rémi, le fils des voisins âgé de six ans. Ce jour-là, mû par le chagrin de la mort du chien desdits voisins auquel il était attaché, dans un accès de colère et de violence incontrôlés, il tue le petit Rémi et dissimule son corps dans les bois.

Au bout de quelques heures, la disparition du petit garçon met en ébullition le village. Tout le monde part à sa recherche et Antoine s'attend à ce que le corps soit découvert et qu'il soit arrêté. Mais quelques jours plus tard, une terrible tempête s'abat sur Beauval, causant de nombreux dégâts. Les priorités changent...

Déjà, Pierre Lemaitre, je suis d'emblée séduite. Et cette lecture ne fait que confirmer. J'ai dévoré ce livre, bien qu'elle provoque un sentiment de malaise constant, que la lecture se révèle éprouvante. Notamment dûe au fait que nos sentiments envers Antoine sont divergents: d'un côté, on comprend que cette mort est un accident, le coupable n'a que douze ans. De l'autre, force est de constater que les faits sont là, un petit garçon a perdu la vie, une famille a perdu un fils ou un frère, et des suspects sont arrêtés. Antoine, tout jeune qu'il est, doit payer pour son crime. On est constamment tiraillé entre les deux sentiments.

Et puis, au milieu de tout ça, survient une tempête, qui redistribue les cartes, les priorités dans ce village. L'auteur nous livre une description plutôt âpre de ces villages figés, immuables, où les enfants prendront la place des parents, dénues d'ambition. Et cette image qu'a Antoine de ces gens, mais au fond, vaut-il mieux? Si oui, en quoi? Car en grandissant, le personnage d'Antoine devient de plus en plus antipathique. Et lorsqu'il reviendra à Beauval quelques années plus tard, il sera à nouveau confronté au passé.

J'ai lu quelques avis très mitigés sur la blogosphère mais en ce qui me concerne, j'ai été conquise.

Les avis deSandrine qui a aimé,Jérôme et Delphine qui l'on moins aimé...mais j'ai envie de vous donner envie!

Ma note:

Trois jours et une vie - Pierre Lemaitre
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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 12:07
Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage - L.C. Tyler

Editions Sonatine- 2007 pour l'édition originale - 2012 pour la traduction française- 229 pages

Ethelred Tressider, la cinquantaine, est un écrivain qui écrit sous trois pseudos, des romans sentimentaux, historiques ou policiers. Mais là, c'est dans la vraie vie que cela se passe. Une voiture louée par son ex-femme Geraldine est retrouvée, vide, avec à l'intérieur une lettre d'adieu. Quelques jours plus tard, le corps de Geraldine est découvert : elle a été étranglée...

L'agent littéraire d'Ethelred, la fantasque Elsie, voit ici un scénario inespéré pour un futur livre et ne peut s'empêcher de vouloir mener l'enquête, en embarquant Ethelred.

Rien qu'à la lecture du titre, le ton est donné. On est dans l'humour british sur fond d'intrigue policière. Les personnages sont tous assez pittoresques, en particulier les deux protagonistes. Ethelred se laisse un peu vivre et mener par le bout du nez par son agent littéraire, personnage atypique s'il en est: méprisante envers la littérature dont elle ne voit qu'une source de revenus, accro au chocolat...

Le style d'écriture et le ton du récit se veulent clairement originaux, humoristiques et parfois, ça fait mouche. Faire rire sans être trop cliché et mener une intrigue, il faut bien reconnaître que l'exercice n'est pas simple.

Oui mais non. Malgré tout ces efforts, je n'ai pas réussi à rentrer dans cet univers, j'ai trouvé des longueurs et puis somme toute une histoire un peu faiblarde.

Je savais que le côté marketing du titre à rallonge ne me disait rien qui vaille. Et puis la quatrième de couverture compare le livre à Dix petits negres...faut pas pousser quand même! Après, je m'attendais à pire mais pas sûre que je réitèrerais l'expérience.

Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage - L.C. Tyler
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 10:47
Quais du Polar 2016 suite...

Depuis trois ans maintenant, j'y retourne chaque année et toujours avec autant de plaisir. Et pourtant (et c'est tant mieux quelque part!) ce festival a pris de plus en plus d'ampleur et attire toujours plus de monde à chaque édition. Il faut dire que cette manifestation, la plus grande d'Europe consacrée au genre dit-on, est vraiment de qualité.

J'apprécie la variété des auteurs présents, des têtes d'affiche (cette année Arnaldur Indridason, dont j'ai pu avoir un autographe "volé"), des auteurs qui commencent à se faire un nom (je pense à Sandrine Collette, déjà présente les années précédentes, mais là, on faisait la queue pour elle!), et ceux qui débutent. Ce qui apporte une richesse vraiment incroyable.

Ce qui m'intéresse, ce sont les conférences et cette année j'ai eu la chance d'en voir quatre en une journée. J'en profite pour souligner le rôle et la qualité des animateurs de ces débats, appelés modérateurs, qui participent à la qualité des échanges. Soyons honnêtes, ils ne sont pas tous bons, mais certains le sont, et je pense notamment à Christine Ferniot (Télérama, Lire) qui a animé la conférence sur le polar rural. Voici les conférences auxquelles j'ai assisté:

- Le polar français en campagne: chronique de la France rurale, avec Franck Bouysse, Antonin Varenne, Patrick Delperdange, Sandrine Collette, Benoît Minville. Intéressant de voir le profil de ces jeunes auteurs, avec un style (et pas que littéraire!) bien particulier, parler de ce milieu rural qu'on imagine plutôt vieillissant.

- L'Europe du foot, avec David Peace, Joseph Incardona et Michaël Mention. Conférence passionnante sur tout ce que le foot représente et réflète d'une société. S'en est suivi un échange très intéressant que j'ai eu avec Michaël Mention, que je ne connaissais que de nom.

- Inspiré de faits réels: ces faits divers qui deviennent des romans, avec Paul Colize, Iain Levison, Sonja Delzongle, Julie Ewa, Marc Fernandez. Toujours intéressant de connaitre les sources d'inspirations de ces auteurs, notamment la démarche très personnelle de Marc Fernandez, journaliste de formation, qui a enquêté sur les trafics d'enfants pendant et après la période franquiste en Espagne dans son roman Mala vida; et le contexte raconté de façon très drôle par Paul Colize, de l'élaboration de son roman Concerto pour quatre mains qui raconte l'histoire d'un braqueur.

- Une vie après le travail: enquêteurs de etrrain devenus écrivains, avec Jean-Marc Souvira, Ungrid Desjours, Olivier Norek, Alfred Lenglet et Christophe Molmy. Débat passionnant une fois encore, ne serait-ce que de voir alignée cette "brochette" de commissaires, lieutenants de police...Le témoignage de Christophe Molmy, actuel patron de la BRI, était vraiment intéressant, sur la démarche d'écriture d'une part, et puis leur métier, leur rapport avec les indics, leurs collègues...Celui d'Olivier Norek qui travaille dans le 93 l'était tout autant, même si le style des deux hommes s'avéraient totalement différent.

En bref, une super journée, avec une besace bien remplie

Quais du Polar 2016 suite...
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:34
Le dernier gardien d'Ellis Island - Gaëlle Josse

Editions Noir sur Blanc - 2014 - 176 pages

Quatrième de couverture:

New York, 3 novembre 1954. Dans quelques jours, le centre d’immigration d’Ellis Island va fermer. John Mitchell, son directeur, resté seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l’épouse aimée, et Nella, l’immigrante sarde porteuse d’un très étrange passé. Un moment de vérité où il fait l’expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d’événements tragiques. Même s’il sait que l’homme n’est pas maître de son destin, il tente d’en saisir le sens jusqu’au vertige.

À travers ce récit résonne une histoire d’exil, de transgression, de passion amoureuse, et de complexité d’un homme face à ses choix les plus terribles.

John Mitchell nous livre donc ici ses souvenirs de toutes ces années passées sur cette île, sur laquelle il vit, il a ses repères. Il explique être très peu revenu sur le continent, quelques heures tout au plus. Cette île qui abrite le centre d'immigration, le point d'arrivée de tous ces immigrants venus chercher en Amérique un nouveau départ, parce qu'ils fuient un pays en guerre, une situation familiale difficile...Une fois arrivés à Ellis Island, à la suite d'une traversée éprouvante le plus souvent, dans des conditions particulièrement chaotiques, ils subissent une batterie de tests, dont les résultats vont dépendre de leur avenir. Va-ton les juger aptes à fouler le sol américain? Vont-ils être considérés comme intégrables à la société américaine? Vont-ils obtenir le fameux sésame qui leur ouvrira les portes d'une nouvelle vie? Quant à ceux qui sont refoulés, leur voyage s'arrête là.

Ce gardien d'Ellis Island relate ces épisodes, auxquels il a pris part lui aussi, dans le bon ou le mauvais sens, le pouvoir, l'ascendant que ce personnel de l'île possédait sur ces gens dont l'avenir dépendait d'eux. Il raconte les différents profils, toutes ces nationalités rassemblées qui nécessitait la présence de plusieurs interprètes. L'auteure nous fournit également des éléments sur la construction de la ville de New-York, étroitement liée à l'afflux de ces immigrés.

Tout cela sous la plume délicate de la talentueuse Gaëlle Josse.

Le dernier gardien d'Ellis Island - Gaëlle Josse
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 13:31
Les visages écrasés - Marin Ledun

Editions Points - 2011 pour l'édition originale- 395 pages

Carole Matthieu, médecin du travail dans une centrale d'appels, doit faire face au désarroi des employés qui font l'objet d'une véritable souffrance au travail. Elle-même à bout, elle commet un soir l'irréparable: elle tire sur un des employés, pour le délivrer de sa douleur.

Cette centrale d'appels renvoie bien sûr à France Télécom qui a connu une vague de suicides sans précédent parmi ses employés. Le témoignage s'avère d'autant plus fort que Marin Ledun a travaillé à France Telecom et sait donc de quoi il parle

Ce livre a suscité en moi des sensations étranges au cours de ma lecture. Une distance d'abord, par le style, très brut, violent, par ce qu'il décrit. Le sujet traité ensuite: on entre dans un monde noir, froid, déshumanisé, où tout le monde survit, y compris le médecin du travail qui carbure elle aussi aux anxiolitiques.

Et une envie de continuer, d'aller plus loin dans le récit, pour se demander jusqu'où on va aller, comment cela va finir. Pas bien, on le sent. Marin Ledun s'attache à nous montrer à quel point la souffrance au travail peut être dévastatrice et avoir plusieurs causes: un changement de poste qui rétrograde, la pression constante, le harcèlent moral ou sexuel...

L'écriture est très nerveuse. Les personnages sont constamment sur le fil, au bord de la rupture. Et finalement, aucun d'entre eux n'apparaît particulièrement sympathique ou attachant. En fait, on a envie que ça s'arrête.

Roman noir? Roman policier? Documentaire? On ne sait pas très bien finalement et probablement les trois à la fois.

Les visages écrasés - Marin Ledun
Les visages écrasés - Marin Ledun
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:48
D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan

Editions JC Lattès - 2015- 479 pages

Delphine De Vigan situe le début du roman quelques temps après la sortie de précédent livre, qui a rencontré le succès que l'on sait. Elle participe encore à des rencontres et manifestations autour de ce livre, mais sent une ceratine lassitude, une fatigue la gagner. Il faut que cela se calme, qu'elle retrouve une vie plus paisible, plus anonyme.

A l'occasion d'une fête où elle se rend avec une amie, elle fait la connaissance d'une autre jeune femme, L. Petit à petit une relation d'amitié s'installe, même si Delphine sait finalement epu de choises sur cette nouvelle amie, si ce n'est qu'elle est nègre pour des gens célèbres, et qu'elle est veuve. Une sorte de dépendance commence à naître, difficilement explicable. Dans le même temps, Delphine doit s'atteler à l'écriture de son prochain livre mais peine à trouver l'inspiration.

D'après une histoire vraie...le titre colle tout à fait au sujet du livre. On ne sait jamais vraiment ce qui relève de la réalité et de la fiction. L'auteure en fait d'ailleurs un point de réflexion, ce besoin des lecteurs de savoir que tel ou tel récit est vrai, ou fictif. Eh bien je fais partie de ces lecteurs parce que cette ambivalence m'a gênée. Lorsque je lis un livre, je m'attends à lire une histoire, un vécu, une expérience, vécue ou non. Seulement là, je trouve que l'ambiguïté est poussée trop loin. Tout est présenté comme un récit autobiographique, alors que finalement rien n'est sûr. J'ai eu le sentiment d'être baladée, d'être menée en bateau et cela m'a déplu. Comme le dit un des lecteurs que Delphine de Vigan rencontre, les choses ne sont pas claires, ce qui met en doute la sincérité. En fait, je crois que je n'ai pas envie de me poser toutes ces questions lorsque je lis un livre.

Il y a du suspens, on ne sait vraiment pas comment cette amitié, aux accents malsains, va évoluer. L'auteure propose une réflexion intéressante sur l'amitié, sur qui sont ceux que l'on considère comme nos amis, sur nos habitudes. Et puis ce pourquoi on va être attiré par telle ou telle personne, sur ceux qui composent notre entourage, la place qu'on leur accorde, celle que l'on pense occuper, nos attentes. J'ai aimé ces pistes de réflexion.

Ensuite, même si j'ai moins accroché sur cette thématique, l'auteure parle de ce qui anime un écrivain, cette sorte d'obsession liée à l'écriture. Je me sentie assez loin de ces préoccupations, qui ne collent pas à mon quotidien.

Et puis, il y a le dénouement, qui m'a agréablement surprise...Et une écriture vraiment agréable à lire.

Ma note:

D'après une histoire vraie - Delphine de Vigan
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 15:47
Quais du Polar 2016

La prochaine édition de Quais du Polar se déroulera à Lyon les 1-2-3 avril prochains.

Une fois encore, un programme plus qu'alléchant avec notamment la venue d'Arnaldur Indridason.

Toute une série d'animations sont proposées autour du thème du polar: conférences, dédicaces, dictée noire, enquête...Et c'est cette diversité, qui s'adresse donc à un public large, qui explique l'ampleur qu'a pris cette manifestation devenue maintenant incontournable.

Le plus cette année c'est que le programme est d'ores et déjà disponible sur le site du salon, ce qui va me permettre de préparer ma venue, le samedi très probablement.

Toutes les infos ici

Et vous, ça vous dit?

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 17:18
Le tailleur de pierre - Camilla Läckberg

Editions Actes Noirs - 2005 pour l'édition originale- 2009 pour la traduction française

Une petite fille est retrouvée morte, apparemment noyée, dans la petite ville de Fjällbacka. Il s'agit de la fille de Charlotte, une amie d'Erica, la femme de Patrick Hedstrom, policier chargé de l'enquête. Rapidement il apparait que la mort n'est pas accidentelle. L'enquête s'oriente vers la famille, et le voisinage, avec qui les relations semblent plus que tendues.

Troisième opus de la série créée par Camilla Läckberg, où l'on retrouve les personnages récurrents de Patrick Hedstrom, inspecteur de police, et sa femme Erica, tous jeunes parents d'une petite Maja. La petite ville côtière de Fjällbacka est à nouveau frappée par le crime, dont la victime est cette fois une petite fille que le couple connaît bien puisque sa mère est amie avec Erica. Le couple s'est installé depuis peu dans la maison de la mère de Charlotte, Lilian, personnage pour le moins complexe. Elle entretient une véritable guerre avec son voisin, chacun restant campé sur ses positions.

Le mari de Charlotte, Niklas, médecin, adulé par sa belle-mère alors que Charlotte ne récolte qu'humiliation auprès de sa mère, ne paraît pas très clair non plus. D'autant plus qu'ils cherchent à donner un nouveau souffle à leur couple, surtout depuis l'arrivée du petit Albin quelques mois auparavant.

La construction du roman fait s'entrecouper les chapitres où l'on suit le déroulement de l'enquête, par d'autres plus courts qui remontent aux années 1930, avec des personnages, Anders, tailleur de pierre, et Agnes, jeune fille de bonne famille, manipulatrice et cynique, qui voient leurs destins s'unir, au grand dam d'Agnes. On se doute qu'un lien existe entre cette histoire passée et les événements qui secouent aujourd'hui la ville. Mais lequel?

J'ai passé un très bon moment de lecture, même si mon impression reste la même qu'après avoir lu La princesse de glaces et Le prédicateur : on n'est pas au niveau d'un Mankell ou autre Indridason, mais le tout reste tout à fait honorable et plaisant à lire. L'histoire se tient, il y a du suspens, les personnages sont intéressants à suivre, malgré leur côté souvent binaire. Bref, je lirai les autres de la série, c'est sûr.

Le tailleur de pierre - Camilla Läckberg
Le tailleur de pierre - Camilla Läckberg
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  • : Mon petit chapitre par Anne
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Challenges

Challenges auxquels je participe:

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Voisins Voisines 2013 chez Anne

1. La compagnie des menteurs de Karen Maitland (Angleterre)

2. La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...de Rachel Joyce (Angleterre)

3. Les trois lumières de Claire Keegan (Irlande)

4. La vie aux aguets de William Boyd (Angleterre)

5. Froid mortel de Johan Theorin (Suède)

6. Contrecoup de Rachel Cusk (Angleterre)

7. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer (Autriche)

8. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (Danemark)

9. La maison des chagrins de Victor Del Arbol (Espagne)

 

Voisins voisines 2014

 

Voisins Voisines 2014 chez A propos des livres

1. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard (Angleterre)

2. L'heure trouble de Johan Theorin (Suède)

3. L'Exception de Audur Ava Olafsdottir (Islande)

4. L'oubli d'Emma Healey (Angleterre)

5. La faute de Paula Daly (Angleterre)

6. Le violoniste de Mechtild Borrmann (Allemagne)

1. Le village de Dan Smith (Angleterre)

2. La ferme de Tom Rob Smith (Angleterre)

3. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza (Espagne)

      Challenge 13 auteurs

13 auteurs chez La vie telle qu'elle me passionne

1. Karine Giebel : Les morsures de l'ombre

2. William Boyd: La vie aux aguets

3. Thomas H.Cook

4. Anne Percin: Le premier été

5. Karen Maitland: La compagnie des menteurs

6. Ron Rash: Le monde à l'endroit

7. Marie-Hélène Lafon

8. Fabienne Juhel

9. Jo Nesbo

10. Laura Kasischke: Esprit d'hiver

11. R-J Ellory

12. Jussi Adler-Olsen: Miséricorde

13. Olivier Adam

 

J'ai l'impression que ce challenge n'est pas reconduit cette année mais j'ai bien envie de le poursuivre à titre individuel. Voici la liste établie pour 2014:

 

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Olivier Adam: Des vents contraires

6. Pascal Garnier

7. Linwood Barclay: Fenêtre sur crime

8. Joyce Maynard: Long week-end

9. Hélène Grémillon: Le confident

10. Lionel Salaun

11. Ryan David Jahn

12. Saphia Azzedine

13. Delphine De Vigan

10 auteurs que j'ai envie de découvrir en 2015:

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Pascal Garnier

6. Lionel Salaun

7. Ryan David Jahn

8. Silvia Avallone

9. Marie-Sabine Roger

10. Claire Favan

 

 

 

Challenge Polars et Thrillers 2013-2014

Challenge Thrillers et Polars 2013-2014 chez Liliba

1. Black coffee de Sophie Loubière

2. Elvis et la vertu de Frantz Delplanque

3. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

4. Le dernier Lapon de Olivier Truc

5. La maison des chagrins de Victor Del Arbol

6. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard

7. L'appel du coucou de Robert Galbraith

8. Vilaines filles de Megan Abbott

9. Purgatoire des innocents de Karine Giébel

10. La Peur elle-même de Laura Sadowski

11. L'homme qui a vu l'homme de Marin Ledun

12. L'heure trouble de Johan Theorin

Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 chez Liliba

1. L'oubli d'Emma Healey

2. Fenêtre sur crime de Linwood Barclay

3. La faute de Paula Daly

4. Le violoniste de Mechtild Borrmann

5. Le village de Dan Smith

6. Atomka de Franck Thilliez

7. Angor de Franck Thilliez

8. La cible d'Howard Gordon

9. Sans faille de Valentin Musso

 

Challenge Thrillers et polars 2015-2016 chez Sharon

1. Les nuits de Reykjavik d'Arnaldur Indridason

2. Arrêtez-moi de Lisa Gardner

3. L'affaire des coupeurs de têtes de Moussa Konaté

4. La ferme de Tom Rob Smith

5. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza

6. Derrière la haine de Barbara Abel

7. L'enfer de Church Street de Jake Hinkson

8. Am stram gram de M.J.Arlidge

9. Un vent de cendres de Sandrine Collette

10. Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

11. Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg

12. Les visages écrasés de Marin Ledun

 

 

 

Où Je Chine...