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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 17:49

Editions Grasset - 2016- 224 pages

Début des années 90. Gabriel a une dizaine d'années et vit au Burundi avec ses parents et sa petite soeur. Son père, chef d'entreprise, est Français, sa mère est Rwandaise. Ils vivent à Bujumbura , dans un quartier plutôt priviligié, et mène une vie heureuse, entouré de ses copains: les jumeaux, Gino, Armand...avec qui il fait les quatre cent coups.

Peu à peu, l'instabilité politique du pays et les débuts de la guerre au Rwanda voisin viennent perturber cette vie somme toute paisible. Si Gabriel souhaite se tenir le plus éloigné possible de ces bouleversements, il est rattrapé par la violence de cette guerre.

On a beaucoup entendu parler de ce livre, ce premier roman, qui a été récompensé par le Prix Goncourt des lycéens, le Prix du roman Fnac et le Prix du Roman des étudiants France Culture-Télérama. Je craignais de ce fait d'être quelque peu déçue par une attente trop grande. Il n'en fut rien, j'ai beaucoup aimé. 

A travers le narrateur et les personnages du livre, le lecteur perçoit toute la complexité de ce pays, le Burundi, symbole de beaucoup de pays africains. Les parents de Gabriel d'abord, lui est Français, elle est Rwandaise, exilée au Burundi, qui ne s'entendent plus et se séparent. Puis, les voisins ou amis qui composent l'entourage de Gabriel, dans ce quartier d'expatriés où chacun est plutôt privilégié. Et le père de Gabriel et de sa soeur Ana tient à les éloigner autant que possible des questions politiques qui secouent le pays. On voit l'arrivée de la guerre civile, tant au Burundi qu'au Rwanda où le jeune garçon va régulièrement rendre visite à la famille de sa mère. La violence qui s'insinue jusqu'au génocide et ses horreurs.

Gabriel cherche à rester à distance de cette situation, refuse de prendre le parti de la violence. Car il ne se considère que comme un enfant, et qu'un enfant n'a pas à être mêlé à ces histoires. Hutus, Tutsis, la question ne s'était jamais posée auparavant, jusqu'à ce qu'elle lui soit imposée: on est l'un ou l'autre, on ne choisit pas, et l'un est moins bien que l'autre.

Jusqu'au jour où Gabriel ne peut plus rester neutre et  doit, si ce n'est prendre position, en tout cas, constater, subir, vivre avec cette guerre et ses conséquences. Le personnage de sa mère en est le symbole. 

Je comprends très bien que ce livre ait rencontré du succès auprès des lycéens, c'est un très bon premier roman, tout en sensibilité et en tendresse aussi.

Ma note:

Petit pays - Gaël Faye
Petit pays - Gaël Faye
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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 13:14

Alma Editions - 2016 - 292 pages

Magdalena, Libuse et Eva, trois générations de femmes, toutes trois nées de père inconnu. De la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 80, à travers le récit de ces trois femmes, c'est aussi l'histoire de ce pays, la République tchèque, que l'on suit. C'est d'abord l'avènement du communisme, avec les biens mis en commun, l'obligation d'adhérer au Parti. Puis l'arrivée des Russes lors du Printemps de Prague.

Pour chacune d'elles, leur statut de bâtardes les contraint à redoubler d'efforts pour exister et prendre leur destin en mains. Car de courage, ces femmes n'en manquent pas. Victimes de l'Histoire mais aussi de la lâcheté des hommes, de l'orgueil de ceratines femmes, elles font preuve entre elles d'une grande solidarité et d'une force incroyable. Et pourtant, le destin finit par les rattraper , elles se retrouvent piégées, par amour, par désir ou par la violence. Non par lâcheté mais par aveu d'impuissance, à un moment où l'énergie pour se battre se révèle vaine, elles se résignent. Mais le lien qui les unit reste quant à lui indéfectible. 

J'ai aimé tous ces personnages féminins, que la vie n'a pas épargné, mais aussi certaines figures masculines également touchantes. 

Lenka Hornakova-Civade signe ici un superbe premier roman, de très beaux portraits de femmes. Elle explique, dans la post-face, l'origine de ce livre, puisée dans ses propres racines tchèques, et cette sincérité se ressent tout au long de cette histoire.

Le livre a obtenu le Prix Renaudot des lycéens.

Ma note:

Giboulées de soleil - Lenka Hornakova - Civade
Giboulées de soleil - Lenka Hornakova - Civade
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:29

Editions Zoe - 2016- 140 pages

Une jeune femme, d'origine franco-coréenne, travaille dans une pension dans la station balnéaire de Sokcho, dans le nord de la Corée du sud. Un homme, pensionnaire, Français, auteur de bandes dessinées, vient y séjourner pour trouver l'inspiration. Ces deux êtres s'observent, se cherchent, se frôlent, le temps d'un hiver à Sokcho.

Ce court roman s'inscrit dans la catégorie des livres poétiques, lyriques, qui restituent une atmosphère où les cinq sens sont en éveil. Le lieu est important, c'est l'hiver, il fait froid. La nourriture, les odeurs occupent une place à part entière dans le récit.

Cette petite ville semble comme paralysée en cette saison, accentué par le fait que c'est à Séoul que les choses se passent, si on veut réussir. Quitte à en passer par la chirurgie esthétique, comme on irait chez le coiffeur, pour améliorer son apparence.

Au milieu de cette inertie, ces deux êtres se cherchent, s'attirent, comme en dehors du monde.

Je ne peux pas dire que ce livre soit dépourvu de qualités, on ressent de la délicatesse, de la poésie mais je reste souvent uniquement spectatrice de ce type de récit. 

Ma note:

 

Hiver à Sokcho - Elisa Shua Dusapin
Hiver à Sokcho - Elisa Shua Dusapin
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 13:39

Editions Le Rouergue - 2016- 176 pages

Chevalier vit seul dans sa ferme. Il a bien quelques voisins, le père Meune avec qui il passe un peu de temps, et un couple avec deux enfants à qui il n'a jamais vraiment parlé. Il travaille à l'usine et aime pêcher avec ses amis, Ségur et Flavio.

Ce samedi-soir, il se retrouve sur le chemin d'une voiture accidentée. Il se porte au secours de ses occupants, un homme et deux femmes, qu'il n'a jamais vu, et qu'il parvient à sortir vivant de la carcasse. Cet événement va chambouler la vie tranquille et sans relief de Chevalier.

Ce livre est un peu hybride, il est à la fois réaliste et intemporel. Ancré dans la réalité car on comprend que l'intrigue se situe en milieu rural, que le personnage est un jeune homme (la petite quarantaine??), qu'il vit seul, qu'il travaille dans une usine, qu'il a une mère avec laquelle il entretient peu de relations, des soeurs qui ont toutes quitté le village. 

A côté de cela gravitent des personnages, si n'est mystérieux, en tout cas intrigants: les voisins, qui ne sont pas nommés autrement que par leur condition de voisins, dont on sait peu de choses; une jeune femme rescapée de l'accident de la route, dont on apprend finalement très peu d'éléments, qui fait presque figure d'OVNI...Le village lui-même n'a pas de nom propre.

C'est cette dualité qui est intéressante dans le livre car elle traduit ce qui pour moi constitue le fond du propos: les relations sociales, avec des gens que l'on voit ou côtoie tous les jours mais qu'on ne connait pas. Chacun vit dans son individualité, pas au sens péjoratif du terme, mais plutôt enfermé dans sa routine. Il y a du repli sur soi chez ces gens, assez caractéristique de notre monde rural contemporain (même si le milieu urbain n'y échappe pas, mais il se manifeste sous une autre forme). Les rares amis que Chevalier possède, ceux qu'il pense connaitre par coeur, sont amenés à le surprendre, à le bousculer même, et à lui faire prendre conscience que se voir ne signifie pas nécessairement échange et connaissance de l'autre. 

De même, le personnage de la tenancière du bar du village, veuve, que sait-il vraiment d'elle, hormis ce qu'on en dit dans les rumeurs? Et Claudie, l'infirmière, l'amour de jeunesse de Chevalier, lui a-t-il jamais fait part de ses sentiments? Car dans ces milieux, on ne se livre pas, on ne se parle pas, pas pour rien dire en tout cas, et exprimer ses sentiments, eh bien, c'est une perte de temps. 

Voilà un beau premier roman, tout en finesse, qui met l'accent cependant sur les codes d'un monde parfois bien rude, où les hommes ne savent plus communiquer entre eux.

Ma note: 

Le monde entier - François Bugeon
Le monde entier - François Bugeon
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:14

Editions Lemieux - 2016- 160 pages

Gabrielle Clair est ministre du Travail. Quadra ambitieuse, elle entend s'imposer chaque jour dans ce monde politique peuplé de machos et ponctué de remarques sexistes. Et cette carrière lui permet aussi de tenir sa revanche sur une vie qui a basculé pour elle un après-midi, à douze ans, lorsqu'elle a été violée par un garçon de son collège.

Autant le dire d'emblée, je n'ai pas du tout apprécié ce livre. Tout au long de ma lecture, je me suis demandée pourquoi avoir choisi la vulgarité et la description dans les moindres détails de scènes atroces pour exprimer la violence, alors que l'ellipse est souvent bien plus percutante pour faire passer ce type de message. 

Le choix des sujets abordés (les conséquences d'une agression, le sexisme, le fait d'être femme en politique...) n'est pas tant le problème car ils sont intéressants, mais ils pâtissent vraiment de la façon dont les a abordés l'auteure. Le langage cru, les descriptions à la limite de l'insoutenable, l'écriture contribuent au manque cruel d'analyse, de profondeur, de finesse et de subtilité dans le traitement de sujets qui l'auraient pourtant bien mérité. Et cela dessert complètement le propos.

Car cela rend la lecture laborieuse, et finalement qu'en reste-t-il? Pas grand chose, l'impression de bâclé, et de l'indifférence et je me demande même si ce n'est pas pire.

Bref, ce livre me laisse une impression très désagréable mais aussi d'incompréhension.

Ma note:

 

Garde-corps - Virginie Martin
Garde-corps - Virginie Martin
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:20

Editions Gallimard - 2016 - 227 pages

Après avoir été mère au foyer pour s'occuper de ses deux enfants, Mila et Adam, Myriam souhaite reprendre son métier d'avocat. Paul, son mari, d'abord réticent, l'encourage finalement dans cette idée. Ils décident d'engager une nounou à domicile et leur choix se porte sur Louise, une femme discrète et qui se révèle être une nourrice parfaite. Toujours disponible et dévouée, le couple fait de plus en plus appel à elle, si bien que Louise prend place dans la famille. Jusqu'au drame...

...qui est annoncé dès les premières pages. Le bébé est mort. Le récit s'attache à retracer le parcours somme toute banal de ce jeune couple, ayant trouvé la perle en la personne de Louise, et qui n'a pas vu, ou pas voulu voir, la tournure malsaine que pouvait prendre une telle situation. La liberté qui leur était offerte par la présence presque sans faille de la nounou avait un prix.

Ce personnage de Louise, dont on ne presque sait rien, auquel Paul et Myriam ne s'intéresse pas ou peu, comme pour mettre un voile sur une situation d'isolement et de misère qu'ils ne veulent pas voir. Ce n'est pas leur problème, eux sont employeurs, pas besoin d'aller chercher plus loin. Elle fournit un travail, eux la rétribuent, point barre.

Le lecteur lui en apprend un peu plus sur cette nounou, soumise depuis toujours, par son mari violent et autoritaire, mais aussi cruelle avec sa fille Stéphanie, qu'elle a toujours traitée différemment des enfants dont elle avait la responsabilité. Et surtout seule, perdue, qui vit dans un taudis qu'elle tente de maintenir propre, que lui loue un marchand de sommeil. Et le lecteur, lui encore, connaît le dénouement de l'histoire.

Le style de Leïla Slimani est très sec, tranchant et meme clinique parfois. Je n'ai pu m'empêcher de ressentir un sentiment de malaise au cours de la lecture, dont je n'arrive pas à dire s'il est nécessaire ou non. L'auteure parvient à faire de cette histoire qui pourrait etre celle de beaucoup de foyers d'aujourd'hui (du moins dans sa situation de départ) un livre d'une grande maîtrise.

Ma note: 

Chanson douce - Leïla Slimani
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 12:02

Editions Stock -2012 pour l'édition originale- 2013 pour la traduction française- 449 pages

1918, Australie. De retour des tranchées, Tom, jeune homme sans famille, rencontre Isabel, une jeune fille bourgeoise qui l'attire par sa simplicité et sa joie de vivre. Après leur mariage, ils partent tous deux s'installer sur une île reculée et sauvage , où Tom vient d'accepter un poste de gardien de phare. 

Le jeune couple coule des jours heureux mais ce bonheur s'assombrit peu à peu à la suite des fausses couches d'Isabel. Le mal d'enfant devient pesant. Alors qu'Isabel tente de se remettre d'une nouvelle fausse couche survenue quelques jours plus tôt, une embarcation vient s'échouer , avec à son bord un homme mort, et un bébé de quelques mois à peine, qui parait en bonne santé. Et si cet enfant était celui que le couple n'attendait plus? Tom et Isabel décident de recueillir cette petite fille et de la présenter comme la leur.

 

Le thème de la maternité occupe une place centrale dans ce livre, sur ce qu'est être mère: d'avoir donné la vie à un enfant suffit-il à être une mère plus légitime que celle qui élève un enfant, sans lien biologique (pareil pour un père)? La question n'est pas aisée à trancher...

Un des thèmes sous-jacent réside aussi dans la douleur et le désespoir que peuvent provoquer le mal d'enfant, l'impossibilité de procréer. Cet état est d'autant plus accentué par la situation d'isolement dans laquelle se trouve le couple, sur cette île à la fois magnifique mais terriblement difficile.

Bien sûr, le récit va subir des rebondissements, répondant ainsi aux codes les plus classiques du roman, voire du mélo, mais la dernière partie le sauve de cet écueil. Un bon moment de lecture.

 

 

 

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 09:32
Les brasseurs de la ville - Evains Weche

Éditions Philippe Rey- 2014 pour l'édition originale (Canada)- 2016 pour l'édition française - 190 pages

Haïti, de nos jours. Une famille, les parents et leurs cinq enfants, vit dans un bidonville en périphérie de Port-au-Prince. Chaque jour est un combat pour survivre. Le père travaille dans le bâtiment, quand on veut bien lui donner du travail. La mère cumule les petits boulots: marchande de serviettes, repasseuse et parfois vend son corps pour subvenir aux besoins de la famille.

La fille aînée, Babette, seize ans, est un jour abordée par un homme blanc, la cinquantaine, dont la jeune fille devient rapidement la maîtresse. Aux yeux de la mère, c'est peut-être la chance à saisir pour une vie meilleure.

Ce livre est comme un cri. A travers l'histoire de cette famille pauvre de Port-au-Prince, l'auteur nous livre un tableau tout à la fois poignant, triste, désenchanté et naïf de cette société haïtienne qui lutte chaque jour pour sa survie. En proie à tous les abus, le pays est gangrené par un État corrompu quand il n'est pas inexistant. Il se trouve aussi dans une situation de dépendance avec les Etats-Unis, et surtout de ces hommes riches, blancs, qui élisent domicile sur l'île et viennent y faire leur marché. Et ce sont de ces hommes dont rêvent, naïvement, les mères pour leurs filles, quipensent qu'elles trouveront ainsi la voie vers un destin plus enviable que le leur, sans se douter des réelles intentions de ces hommes. Ou pas, au fond, elles le savent probablement mais ne veulent pas l'admettre.

Et c'est ce qui arrive à Babette qui, grâce à sa rencontre avec M. Erickson, permet à la famille de quitter leur bidonville pour s'installer dans une petite maison. Le père, ainsi que le frère cadet, Acélhomme, très proche de sa sœur, voient d'un très mauvais œil cette situation. Car l'euphorie des premiers temps laisse rapidement la place à la désillusion, et l'engagement de Babette se transforme en sacrifice, celui de sa propre vie.

La culpabilité, l'ignorance, la naïveté, liées à la caution donnée à ce "choix de vie" entrainent des tensions, des rancœurs et aussi beaucoup de désespoir dans cette famille animée pourtant par beaucoup d'amour et de bienveillance. Mais ils se révèlent impuissants face à tout ce qui les accable: le travail pas toujours facile à trouver, la misère, la violence, les inégalités, l'injustice...

L'auteur est un homme qui vit en Haïti. J'ai été très touchée par ce livre, qui secoue, qui brasse (!). L' auteur donne à voir la structure de la société haïtienne, cette île finalement méconnue.

Je recommande vivement.

Ma note:

Les brasseurs de la ville - Evains Weche
Les brasseurs de la ville - Evains Weche
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:54
Le carré des Allemands - Journal d'un autre- Jacques Richard

Editions de la Différence - 2016- 141 pages

A travers cinq carnets, un fils parle de son père. Ce père, toujours peu présent, qui était engagé volontaire dans la Waffen SS durant la Seconde Guerre mondiale. Qui a ensuite quitté le domicile familial pour aller mourir dans un hôpital, seul, dans le sud de la France.

Ce fils devient tour à tour fils et père. Car il s'agit bien ici du poids de l'héritage familial, de la façon dont on compose avec le passé et les choix de ses ascendants. Des questions qu'on n'a pas pu poser, qui restent sans réponse: pourquoi s'être engagé aux côtés des Allemands? Quels sentiments l'animaient lorsqu'il arrivait dans des villages où le sort des habitants était scellé? Quelles émotions au moment de mettre un terme à la vie d'hommes, de vieillarsd, de femmes, d'enfants?

Et ce fils, à qui une tante répète qu'il ressemble tant à son père, comment peut-il se construire, sur quelles bases, pour penser que lui est différent?

Ce livre pourra dérouter le lecteur, voire le déranger, toutefois il soulève des questions intéressantes et nécessaires sur la façon de gérer un héritage familial lourd à porter, et la construction de soi. Une sorte de psychanalyse introspective...

Ma note:

Le carré des Allemands - Journal d'un autre- Jacques Richard
Le carré des Allemands - Journal d'un autre- Jacques Richard
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:44
Treize - Aurore Bègue

Editions Rue Fromentin - 2016 -137 pages

Quatrième de couverture:

Alice, treize ans, part en vacances en famille sur la côte méditerranéenne.

Durant cet été, elle observe sa soeur aînée, Marie, face aux hommes, ainsi que le couple qur forment ses parents.

A treize ans, on est parfois plus lucide que les autres. Alice sent avant tout le monde le drame qui se noue et va bouleverser son existence.

"Chaque fois que je me retrouve ici, devant cette tombe, j'y pense."

Dès les premières pages, on sait qu'un drame s'est joué au cours de l'été des treize ans d'Alice. Il y a eu un mort, on y parle d'une tombe, mais on ne sait pas de qui il s'agit. Tout au long du récit, traité du point de vue d'Alice, le lecteur perçoit une tension qui monte, petit à petit. Le contexte de l'adolescence est également bien décrit, cette période de toutes les contradictions, de tous les extrêmes aussi.

J'ai aimé cette histoire, d'autant plus que, à un mois près, nous sommes nées à la même date l'héroïne et moi. J'ai donc retrouvé une époque qui métait particulièrement familière. Ce roman se révèle assez classique mais il reste néanmoins un bon premier roman, que je conseille.

Ma note:

Treize - Aurore Bègue
Treize - Aurore Bègue
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Présentation

  • : Mon petit chapitre par Anne
  •  Mon petit chapitre par Anne
  • : Faire partager ma passion des livres et la joie que me procure la lecture. Et échanger avec vous impressions, conseils, coups de coeur...A bientôt
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Challenges

Challenges auxquels je participe:

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Voisins Voisines 2013 chez Anne

1. La compagnie des menteurs de Karen Maitland (Angleterre)

2. La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...de Rachel Joyce (Angleterre)

3. Les trois lumières de Claire Keegan (Irlande)

4. La vie aux aguets de William Boyd (Angleterre)

5. Froid mortel de Johan Theorin (Suède)

6. Contrecoup de Rachel Cusk (Angleterre)

7. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer (Autriche)

8. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (Danemark)

9. La maison des chagrins de Victor Del Arbol (Espagne)

 

Voisins voisines 2014

 

Voisins Voisines 2014 chez A propos des livres

1. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard (Angleterre)

2. L'heure trouble de Johan Theorin (Suède)

3. L'Exception de Audur Ava Olafsdottir (Islande)

4. L'oubli d'Emma Healey (Angleterre)

5. La faute de Paula Daly (Angleterre)

6. Le violoniste de Mechtild Borrmann (Allemagne)

1. Le village de Dan Smith (Angleterre)

2. La ferme de Tom Rob Smith (Angleterre)

3. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza (Espagne)

      Challenge 13 auteurs

13 auteurs chez La vie telle qu'elle me passionne

1. Karine Giebel : Les morsures de l'ombre

2. William Boyd: La vie aux aguets

3. Thomas H.Cook

4. Anne Percin: Le premier été

5. Karen Maitland: La compagnie des menteurs

6. Ron Rash: Le monde à l'endroit

7. Marie-Hélène Lafon

8. Fabienne Juhel

9. Jo Nesbo

10. Laura Kasischke: Esprit d'hiver

11. R-J Ellory

12. Jussi Adler-Olsen: Miséricorde

13. Olivier Adam

 

J'ai l'impression que ce challenge n'est pas reconduit cette année mais j'ai bien envie de le poursuivre à titre individuel. Voici la liste établie pour 2014:

 

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Olivier Adam: Des vents contraires

6. Pascal Garnier

7. Linwood Barclay: Fenêtre sur crime

8. Joyce Maynard: Long week-end

9. Hélène Grémillon: Le confident

10. Lionel Salaun

11. Ryan David Jahn

12. Saphia Azzedine

13. Delphine De Vigan

10 auteurs que j'ai envie de découvrir en 2015:

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Pascal Garnier

6. Lionel Salaun

7. Ryan David Jahn

8. Silvia Avallone

9. Marie-Sabine Roger

10. Claire Favan

 

 

 

Challenge Polars et Thrillers 2013-2014

Challenge Thrillers et Polars 2013-2014 chez Liliba

1. Black coffee de Sophie Loubière

2. Elvis et la vertu de Frantz Delplanque

3. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

4. Le dernier Lapon de Olivier Truc

5. La maison des chagrins de Victor Del Arbol

6. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard

7. L'appel du coucou de Robert Galbraith

8. Vilaines filles de Megan Abbott

9. Purgatoire des innocents de Karine Giébel

10. La Peur elle-même de Laura Sadowski

11. L'homme qui a vu l'homme de Marin Ledun

12. L'heure trouble de Johan Theorin

Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 chez Liliba

1. L'oubli d'Emma Healey

2. Fenêtre sur crime de Linwood Barclay

3. La faute de Paula Daly

4. Le violoniste de Mechtild Borrmann

5. Le village de Dan Smith

6. Atomka de Franck Thilliez

7. Angor de Franck Thilliez

8. La cible d'Howard Gordon

9. Sans faille de Valentin Musso

 

Challenge Thrillers et polars 2015-2016 chez Sharon

1. Les nuits de Reykjavik d'Arnaldur Indridason

2. Arrêtez-moi de Lisa Gardner

3. L'affaire des coupeurs de têtes de Moussa Konaté

4. La ferme de Tom Rob Smith

5. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza

6. Derrière la haine de Barbara Abel

7. L'enfer de Church Street de Jake Hinkson

8. Am stram gram de M.J.Arlidge

9. Un vent de cendres de Sandrine Collette

10. Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

11. Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg

12. Les visages écrasés de Marin Ledun

 

 

 

Où Je Chine...