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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 10:16

Editions Gallmeister - 2021 pour l'édition originale- 2022 pour la traduction française - 569 pages

Résumé de l'éditeur:

Dans l'Etat brumeux de Washington, Isaac traverse seul le deuil de son fils adolescent, Daniel, assassiné par son meilleur ami Jonah. Ce dernier se suicide et le monde de sa mère Lorrie s'effondre à son tour. Il n'y a aucune explication à ce drame, Isaac et Lorrie, autrefois amis, s'évitent telles des ombres séparées  par leurs pertes incommensurables. Jusqu'à l'apparition soudaine d'une sans-abri de seize ans, enceinte. Recueillie par Isaac, accompagnée par Lorrie, Evangeline devient un rai de lumière dans leur vie. Mais une révélation éclate: la jeune fille avait croisé le chemin des garçons la semaine du meurtre. Tous trois devront confronter leurs souvenirs douloureux. Car comprendre le passé est la seule chance de pouvoir se tourner vers l'avenir.

Ce livre parle du deuil, de la perte d'un enfant et ce que cela convoque chez le parent. A la suite de la mort brutale de son fils Daniel, adolescent populaire, Isaac, professeur de sciences, se retrouve seul dans sa grande maison, avec son chien Rufus. Il cherche du réconfort et un semblant de paix auprès de la communauté quaker qu'il fréquente depuis plusieurs années. Jonah, le fils de sa voisine Lorrie, ami de Daniel, celui qu'il considérait comme son fils, l'avait d'ailleurs accompagné à plusieurs reprises. La perte de Daniel amène Isaac à réfléchir au père qu'il a été, notamment au moment du départ de sa mère Katerine un an auparavant, mettant ainsi en évidence son côté taiseux, sa difficulté à exprimer ses sentiments. Isaac se mure dans le silence, qu'il pratique d'ailleurs avec ses Amis quaker. 

De son côté, Evangeline, abandonnée par mère toxicomane et réfugiée dans la religion, est livrée à elle-même. Enceinte, elle vit de larcins pour se nourrir. Son arrivée dans la maison d'Isaac, dont elle sait qu'il est le père de Daniel, lui permet de trouver un foyer, voire une famille, situation qu'elle n'a jamais connue.

Le fait qu'elle ait connu les garçons soulève d'abord beaucoup d'interrogations, mais Evangeline devient le trait d'union qui réconciliera peut-être Isaac et Lorrie, qui va du moins les aider à se reconstruire.

Un livre sur le deuil, la perte, on perçoit la mélancolie, les questionnements mais aussi la résilience, la nécessité d'aller de l'avant et l'espoir symbolisé par ce bébé à venir. J'ajoute que la couverture est très belle.

Ma note :

Ce qui vient après - JoAnne Tompkins
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4 avril 2022 1 04 /04 /avril /2022 08:45

Editions Julliard - 203 pages - 2022

Au cours d'un trajet en train de nuit qui relie Paris à Briançon, des voyageurs échangent, tissent des liens, se confient parfois, s'abandonnent. Comme un moment où est le temps est suspendu. Jusqu'à ce qu'un drame survienne...

Je découvre la plume de Philippe Besson et pendant un bon moment, je me suis demandée où il voulait nous emmener. Les personnages, mûs par on ne sait quel élan, se découvrent, se dévoilent, se rapprochent parfois. Comme si, dans l'intimité d'un compartiment de train de nuit, les codes, les pressions, les a priori laissaient la place à l'authenticité, à l'absence d'enjeux. Ces gens-là, en principe, une fois arrivés à destination, ne se reverront pas.

Jusqu'à ce qu'un drame survienne. L'auteur impose alors à ses personnages de leur faire reconsidérer ce qui est essentiel, à se recentrer sur ce qui compte vraiment dans leur vie. Nous invitant ainsi à monter à bord de ce train pour, à notre tour, nous interroger sur ce qui compte.

Ma note: 

Paris-Briançon - Philippe Besson
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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 10:05

Editions Albin Michel - 2022- 294 pages

Joseph Vasseur est né à Paris en 1919. Il vit avec sa mère, Colette et sa grand-mère paternelle, dans le quartier Bastille. Paul, le père, ancien soldat de la Première Guerre mondiale, une gueule cassée, est mort des suites de la grippe espagnole. Ils font partie des classes populaires, mais Joseph est un enfant heureux, chéri par sa mère, il va à l'école et retrouve ses copains après pour jouer au foot. Colette est plumassière, elle confectionne les plumes pour les chapeaux, les costumes des artistes du théâtre, du music-hall. Lorsque sa mère meurt brutalement, Joseph se retrouve seul avec sa grand-mère pendant quelques mois, jusqu'à ce que cette dernière soit emmenée à l'hôpital Ste Anne. Il devient alors un enfant de l'Assistance publique, un pupille de l'Etat. Il a sept ans.

Il est d'abord placé dans une famille de paysans à Abbeville, qui complète ses revenus en recueillant des enfants de l'Assistance. Mais les choses ne se passent pas bien. Joseph revient alors à Paris où il est emmené à la prison pour enfants de la Petite Roquette. Dans cet établissement, les enfants sont isolés dans des cellules, des cours individuelles pour la promenade. Il leur est interdit de parler, d'émettre un son, ils n'ont aucun contact entre eux. Au bout de quelques mois, Joseph rejoint la colonie agricole pénitentiaire de Mettray en Touraine. Affectés aux travaux des champs ou à la blanchisserie, les enfants travaillent du matin au soir, sous l'oeil des gaffes, ces surveillants sans aucune pitié, le plus souvent alcoolisés. Ce n'est ni plus ni moins qu'un bagne pour enfants. Dans cette colonie, on a mis en place une fanfare, chargée de jouer à différentes occasions. Joseph a toujours été sensible à la musique, elle sera peut-être la voie de son salut...

Dire que ce livre a été un coup de coeur pour moi serait peut-être inapproprié tant il reste un livre dur. Mais je peux affirmer qu'il appartient à la catégorie des livres coup de poing, qui vous secouent et vous bouleversent. Le parcours de ce titi parisien est absolument saisissant, et illustre la vie de ces enfants des villes, pauvres pour la plupart, sous la IIIème République. Les passages lorsque Joseph va de sa famille d'accueil, à la prison puis à la colonie sont parfois insoutenables. Les enfants sont complètement déshumanisés, certains perdent l'usage de la parole, la violence, la maltraitance, les insultes, les abus sont omniprésents. Ils apprennent à encaisser, à se taire, à dissimuler.

Certains liens se nouent malgré tout, et pour Joseph, ce sera la musique, qui lui rappelle la vie du temps où sa mère était vivante, cette période heureuse, la musique qui lui redonne un espoir, aussi infime soit-il.

Sans dévoiler la suite du récit, j'ai aimé jusqu'au bout la tournure que prenaient les choses, la trajectoire des personnages. J'ai apprécié un peu moins de noirceur sur le dernier tiers du livre, qui redonne un peu d'air, et même du positif. J'ai été complètement happée par ce livre, dur je le répète, mais passionnant, qui m'a totalement bouleversée. Je vous le conseille, si vous êtes prêts à affronter des moments difficiles, traduisant néanmoins une réalité.

Ma note:

Le gosse - Véronique Olmi
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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 13:36

Editions Philippe Rey - 2021- 208 pages

Jim est jardinier et vient d'être embauché chez les Loubet, un couple de bourgeois, pour entretenir leur propriété. Seul problème, leur fils Amandine, ne supporte pas les chiens. Or, Jim ne se déplace jamais sans son chien Lebowski au flegme incomparable. Qu'à cela tienne, Jim viendra tout de même accompagné de son chien, qui restera au fond du jardin. De toutes façons, le chien n'est pas de ceux qui s'épuisent à faire de l'exercice. Pourtant, un jour, il prend l'envie au chien de parcourir environ 20 mètres et, mû par son instinct, il creuse et déterre un os. Et si cet os appartenait à un humain? Jim se lance alors dans une enquête pour tenter de trouver à qui appartient cet os et les raisons pour lesquelles il s'est retrouvé enterré dans le jardin.

L'os de Lebowski appartient à ces livres qualifiés a priori de loufoques, mais il ne l'est pas autant qu'il n'y parait. Certes, la situation de départ est plutôt drôle, les personnages plutôt bien décrits, en particulier le chien dont les descriptions sont savoureuses. Elle sert aussi de prétexte à un portrait au vitriol du couple Loubet et de sa fille. Et puis, le récit prend une tournure plus policière. 

L'écriture est rafraichissante, agréable, l'histoire originale, L'os de Lebowski fait partie de ces livres qui font du bien, sans être dépourvu de qualités. Un bon moment de détente, un livre réjouissant.

Ma note:

L'os de Lebowski - Vincent Maillard
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6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 09:42

Editions Folio- 2019 pour l'édition originale- 2020 pour l'édition poche- 342 pages

Jean et Claire Farel, lui est journaliste politique à la télévision, elle est essayiste et écrivaine, forment un couple de pouvoir. Issu d'un milieu modeste, Jean a pris sa revanche sur la vie grâce à sa réussite professionnelle, et Claire tente de redonner un second souffle à sa vie. Au moment où commence le récit, Claire décide de quitter Jean, et de vivre avec Adam, son amant, professeur de français. 

Claire et Jean ont un fils, Alexandre, un jeune adulte brillant qui suit ses études dans la prestigieuse université de Stanford aux Etats-Unis. A l'occasion d'une soirée organisée par l'un de ses amis, Alexandre emmène avec lui Mila, la fille d'Adam, sur les recommandations de sa mère. Au cours de cette soirée, sortis pour acheter de quoi fumer, ils ont une relation sexuelle, à la suite de laquelle Alexandre avoue à Mila qu'elle s'inscrivait dans une sorte de pari ou de bizutage, laissant ainsi la jeune femme dans une situation de désarroi. Quelques jours plus tard, Alexandre est placé en garde à vue, accusé de viol. Que s'est-il vraiment passé lors de cette soirée?

Karine Tuil aborde le sujet très actuel du consentement dans ce livre. La première partie est consacrée au portrait des protagonistes, surtout le couple Farel, leur mode de vie, leurs codes, où avoir une double vie est monnaie courante, où on baigne dans une atmosphère de pouvoir où tout (ou presque) est permis. Les parents sont souvent absents, aussi les enfants trouvent-ils des palliatifs, sans se soucier de l'aspect financier.

La seconde partie se déroule au cours du procès d'Alexandre, et on s'y croit vraiment. Le phrasé, les intervenants, tout sonne juste. Et c'est là que Karine Tuil amène la véritable problématique: viol ou pas viol? Consentement ou non? Les perceptions sont différentes, selon plusieurs paramètres: l'éducation, le milieu social, les pratiques...mais aussi tout cet impalpable qui fait la nature humaine des uns et des autres. L'auteure instille le doute, c'est-à-dire que chacun des protagonistes a ses raisons, je dirais même sa bonne foi, qui rendent ces jugements très délicats. 

Un livre que j'ai trouvé très juste, qui questionne, qui bouscule, lu d'une traite.

 

Les choses humaines - Karine Tuil
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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 15:30

Editions Sabine Wespieser - 2021- 277 pages

A la suite de l'appel au 911 d'un épicier pour un soupçon de faux billet, Emmett est interpellé dans la rue par la police, plaqué au sol et succombe par étouffement. Nous sommes dans le quartier de Franklin Heights, dans la banlieue de Milwaukee, dans le Wisconsin. La vie d'Emmett, afro-américain, père de trois enfants, est racontée par ceux qui l'ont connu: sa mère, son institutrice, son amie d'enfance, son coach de football américain à l'unversité...Fils unique, il est promis à un avenir moins pire que prévu grâce à ses talents de sportif, qui lui permettent de quitter son quartier qui ne lui offre aucune perspective. Il intègre ainsi l'université. Malheureusement, à la suite de blessures, il est contraint de renoncer à passer professionnel et de retourner vivre dans son quartier.

On le devine très vite, l'auteur s'est inspiré de la mort de George Floyd à Minneapolis en mai 2020 pour cette histoire. Ici, George s'appelle Emmett. La première partie, qui retrace la vie d'Emmett, est passionnante, et donne à voir une radiographie de la société américaine , notamment dans son rapport entre les Blancs et les Noirs. Regroupés dans des quartiers qui ne sont ni plus ni moins que des ghettos pauvres, les Afro-américains, et plus largement les personnes immigrées qui y vivent, n'ont guère de perspectives d'avenir à part la rue, la violence, le deal ou encore la prostitution. Seule l'école et le sport semblent des échappatoires à ce déterminisme.

La seconde partie du récit s'attache à la préparation des obsèques d'Emmett, sur fond de mouvement s'apparentant à Black Lives Matter. Mené par Ma Robinson, la révérende du quartier, ancienne gardienne de prison, ce mouvement se veut porteur pour un mieux vivre ensemble. Autour de Ma Robinson gravite une équipe de soutien assez hétérogène, montrant ainsi la diversité des parcours et des engagements.

Un livre utile s'il en est, il nous apprend beaucoup sur la société américaine et ses rapports complexes. Ajouté à cela, j'ai trouvé l'ecriture de Louis-Philippe Dalembert absolument magnifique. Un livre que je vous recommande chaudement, donc.

Ma note:

Milwaukee blues - Louis-Phlippe Dalembert
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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 14:15

Editions Calmann-Levy - 2021- 245 pages

Paul est un homme solitaire, il vit seul, travaille à La Poste où il dirige une agence mais il s'ennuie. Pas très attirant, il suscite la curiosité, voire la moquerie. Il a vécu des déceptions amoureuses, avec Mylène notamment, la dernière en date, sa jolie voisine. Il porte en lui un bagage lourd de violences et de manque d'amour, vécus pendant son enfance, où il s'est efforcé de protéger ses soeurs d'un père alcoolique et violent, et d'une mère passive. Ce qu'il a toujours rejeté va-t-il resurgir malgré lui?

Ce livre s'attache à dépeindre la spirale de la violence, celle qui s'installe, insidieusement, et plus particulièrement les violences conjugales. Paul a emmagasiné de la rancoeur, de la haine parfois, du ressentiment envers les femmes. Alors lorsqu'il s'installe avec Angélique, une mère célibataire, à qui la vie n'a pas non plus fait de cadeaux, c'est peut-être la lumière au bout du tunnel. Mais la jalousie, la possessivité, cette violence, s'invitent dans leur relation. 

L'auteur fait évoluer le personnage de Paul tout au long du récit, au début, il fait presque de la peine dans sa solitude, puis un pan plus sombre de son caractère se fait plus prégnant. Et cette question: reporduit-on, de façon inéluctable, ce qu'on a soi-même vécu, alors même qu'on en a souffert? Sa relation avec Angélique montre comment la violence se met en place, par des mots, des gestes. La tension monte clairement à partir de ce moment-là, et j'ai été parfpis mal à l'aise, bousculée par cette atmosphère dans laquelle on perçoit que cela va mal se passer.

Bénédicte Soymier aborde également l'épineuse question de : un homme (ou une femme) change-t-elle? J'ai trouvé que la fin était plutôt bien réussie, j'ai eu peur je l'admets, mais finalement, le choix fait par l'auteure m'a paru le bon.

J'ai aimé le personnage d'Angélique, j'ai été bousculée, et je trouve le titre de ce livre particulièrement bien trouvé et approprié. Mon bémol va vers le style d'écriture qui m'a un peu lassée à la longue.

Ma note

 

Le Mal-épris - Bénédicte Soymier
Le Mal-épris - Bénédicte Soymier
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 10:46

Editions Gallimard - 2021 - 348 pages

Etre connue, reconnue, célèbre, aimée, voilà ce à quoi rêve Mélanie Claux depuis la diffusion de la première émission de téléréalité en France, Loft Story, au début du XXIème siècle. Après des débuts avortés lors d'un programme où elle avait été choisie, elle trouve une nouvelle occasion d'assouvir ses envies de célébrité à la naissance de son fils Sammy, puis de sa fille Kimmy. C'est d'abord une chaine YouTube, Happy Récré, qu'elle alimente quotidiennement par de multiples vidéos de ses enfants, sur tout et n'importe quoi, et surtout pour placer les produits que lui envoient les marques. 

Mélanie n'est pas seule à surfer sur cette vague, mais sa chaine remporte un gros succès. Jusqu'au jour où Kimmy disparait, enlevée au pied de son immeuble.

Delphine de Vigan s'attache dans ce récit à décrire tout le business qui entoure ces youtubeurs, adorés des plus jeunes, et toutes ces vies mises en scène sur différentes plateformes et sur les réseaux sociaux. Et c'est assez vertigineux. La famille brasse beaucoup d'argent, Bruno, le père, s'est arrêté de travailler pour se consacrer au montage des vidéos, l'appartement a été aménagé pour accueillir un studio de tournage. Bref, cette activité fait vivre toute la famille. Les vidéos s'enchainent, et les enfants doivent suivre le ryhtme, sans qu'on sache vraiment s'il reste un seul moment d'intimité à cette famille. Les voix commencent à s'élever contre ce qui s'apparente à du travail d'enfant, lequel doit être réglementé.

Au moment où Kimmy disparait, le récit prend une tournure plus policière pour retrouver l'enfant, enquête menée par Clara Roussel, une jeune femme de l'âge de Mélanie, qui découvre cet univers.

La dernière partie du livre se consacre aux ravages de ces pratiques sur les enfants, sur leur mise en avant à outrance, dans leur vie d'enfant et dans leur construction d'adulte. Et, sans grande surprise, les conséquences sont dramatiques. La législation peine à faire appliquer des régles sans qu'elles soient contournées. Quant aux parents, pour certains, on est dans l'addiction. Cela fait réfléchir chacun de nous sur le rapport que nous entretenons avec les réseaux sociaux et ces liens virtuels.

L'auteure propose une réflexion vraiment intéressante, très documentée, sur ces gens en quête de reconnaissance, de célébrité, prêts parfois à toutes les extrêmités. L'intrigue en elle-même n'est pas trancendante, et je n'ai pas vraiment compris où l'auteure voulait en venir avec le personnage de Clara Roussel. Néanmoins, ce livre reste fluide, agréable à lire, prenant, et sans doute nécessaire dans la prise de conscience.

Ma note: 

 

Les enfants sont rois - Delphine de Vigan
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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 10:30

Editions Harper Collins - 2021- 224 pages

Brune se rend aux Bordes, la maison familiale de sa belle-famille du même nom, pour le traditionnel week-end annuel. C'est une épreuve pour elle, elle les déteste, ils le lui rendent bien. Elle ne supporte pas ses enfants, craint toujours qu'il leur arive quelque chose. Elle peine à trouver le ton juste et la bonne attitude, entre protection, amour et fermeté, avec sa fille aînée notamment. Elle est juge d'instruction et atteinte d'une maladie, la prosopagnosie, qui fait qu'elle ne reconnait pas les visages. Cela l'oblige à une vigilance de tous les instants.

Rien qu'en écrivant ces quelques lignes, je ressens encore la tension qui se dégage de ce récit, et qui n'a cessé de me suivre tout au long de cette lecture. Lecture que je n'ai d'ailleurs pas menée au bout tant c'était éprouvant. En voyant quelques avis sur la blogosphère, certains ont trouvé que cette tension constituait le point fort du livre, pour moi elle a été un repoussoir.

Ma note:

 

Les Bordes - Aurélie Jeannin
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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 14:53

Editions Les Avrils - 2021- 233 pages

Léni habite sur une île, il travaille dans un chantier naval, sous la responsabilité de Marcel, qui lui a tout appris et auprès de qui il trouve une figure paternelle. Après le travail, Léni retrouve ses amis et collègues au café tenu par Christine, où s'enchaînent les parties de coinche. Discret, se laissant un peu porter, il attend avec impatience un week end sur deux de passer du temps avec sa fille Agathe.

Mais le gros sujet du moment, c'est le projet de pont qui reliera l'île au continent. Il y a ceux qui sont pour, qui y voient une formidable occasion de s'ouvrir au monde, et ceux qui sont contre, qui le perçoivent comme une menace à leur identité insulaire. A cette occasion, Chloé, une jeune photographe, vient réaliser un reportage sur l'île et ses habitants.

Avant ma lecture, j'ai eu un peu peur: des descpritions techniques, des mots savants connus des plus avertis, et puis très vite j'ai été rassurée, rien de tout ça dans cette histoire, ou alors très bien intégrés dans le récit. Il s'agit ici de ce que cela représente d'habiter une île, comme une protection, cette île accessible seulement par la mer, qui se mérite, de ces terres marquées par une identité forte. Alors quand il est question d'un pont, pour certains, c'est tout un univers qui semble menacé: le patrimoine, l'isolement volontaire, les repères.

Ce que propose Martin Dumont, c'est d'établir le parallèle entre les îles et les hommes. Léni est comme cette île, inacessible, difficile à atteindre. Le pont pour lui serait-il la rencontre avec Chloé? J'ai beaucoup aimé ce roman aux personnages attachants, et qui raconte la vie de gens simples, avec une grande délicatesse. L'auteur retranscrit très bien son attachement à ce milieu, à sa passion de la mer et des bateaux, aux gens qui le compose, le tout servi par une écriture simple et pudique. Une très belle découverte.

Ma note:

Tant qu'il reste des îles - Martin Dumont
Tant qu'il reste des îles - Martin Dumont
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Présentation

  • : Mon petit chapitre par Anne
  • : Faire partager ma passion des livres et la joie que me procure la lecture. Et échanger avec vous impressions, conseils, coups de coeur...A bientôt
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Lectures communes

le 31 juillet 2019

Challenges

Challenges auxquels je participe:

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Voisins Voisines 2013 chez Anne

1. La compagnie des menteurs de Karen Maitland (Angleterre)

2. La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...de Rachel Joyce (Angleterre)

3. Les trois lumières de Claire Keegan (Irlande)

4. La vie aux aguets de William Boyd (Angleterre)

5. Froid mortel de Johan Theorin (Suède)

6. Contrecoup de Rachel Cusk (Angleterre)

7. Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer (Autriche)

8. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (Danemark)

9. La maison des chagrins de Victor Del Arbol (Espagne)

 

Voisins voisines 2014

 

Voisins Voisines 2014 chez A propos des livres

1. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard (Angleterre)

2. L'heure trouble de Johan Theorin (Suède)

3. L'Exception de Audur Ava Olafsdottir (Islande)

4. L'oubli d'Emma Healey (Angleterre)

5. La faute de Paula Daly (Angleterre)

6. Le violoniste de Mechtild Borrmann (Allemagne)

1. Le village de Dan Smith (Angleterre)

2. La ferme de Tom Rob Smith (Angleterre)

3. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza (Espagne)

      Challenge 13 auteurs

13 auteurs chez La vie telle qu'elle me passionne

1. Karine Giebel : Les morsures de l'ombre

2. William Boyd: La vie aux aguets

3. Thomas H.Cook

4. Anne Percin: Le premier été

5. Karen Maitland: La compagnie des menteurs

6. Ron Rash: Le monde à l'endroit

7. Marie-Hélène Lafon

8. Fabienne Juhel

9. Jo Nesbo

10. Laura Kasischke: Esprit d'hiver

11. R-J Ellory

12. Jussi Adler-Olsen: Miséricorde

13. Olivier Adam

 

J'ai l'impression que ce challenge n'est pas reconduit cette année mais j'ai bien envie de le poursuivre à titre individuel. Voici la liste établie pour 2014:

 

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Olivier Adam: Des vents contraires

6. Pascal Garnier

7. Linwood Barclay: Fenêtre sur crime

8. Joyce Maynard: Long week-end

9. Hélène Grémillon: Le confident

10. Lionel Salaun

11. Ryan David Jahn

12. Saphia Azzedine

13. Delphine De Vigan

10 auteurs que j'ai envie de découvrir en 2015:

1. Thomas H.Cook

2. Fabienne Juhel

3. Jo Nesbo

4. R-J Ellory

5. Pascal Garnier

6. Lionel Salaun

7. Ryan David Jahn

8. Silvia Avallone

9. Marie-Sabine Roger

10. Claire Favan

 

 

 

Challenge Polars et Thrillers 2013-2014

Challenge Thrillers et Polars 2013-2014 chez Liliba

1. Black coffee de Sophie Loubière

2. Elvis et la vertu de Frantz Delplanque

3. Miséricorde de Jussi Adler-Olsen

4. Le dernier Lapon de Olivier Truc

5. La maison des chagrins de Victor Del Arbol

6. Le secret d'Edwin Strafford de Robert Goddard

7. L'appel du coucou de Robert Galbraith

8. Vilaines filles de Megan Abbott

9. Purgatoire des innocents de Karine Giébel

10. La Peur elle-même de Laura Sadowski

11. L'homme qui a vu l'homme de Marin Ledun

12. L'heure trouble de Johan Theorin

Challenge Thrillers et Polars 2014-2015 chez Liliba

1. L'oubli d'Emma Healey

2. Fenêtre sur crime de Linwood Barclay

3. La faute de Paula Daly

4. Le violoniste de Mechtild Borrmann

5. Le village de Dan Smith

6. Atomka de Franck Thilliez

7. Angor de Franck Thilliez

8. La cible d'Howard Gordon

9. Sans faille de Valentin Musso

 

Challenge Thrillers et polars 2015-2016 chez Sharon

1. Les nuits de Reykjavik d'Arnaldur Indridason

2. Arrêtez-moi de Lisa Gardner

3. L'affaire des coupeurs de têtes de Moussa Konaté

4. La ferme de Tom Rob Smith

5. Le bourreau de Gaudi de Aro Sainz de la Maza

6. Derrière la haine de Barbara Abel

7. L'enfer de Church Street de Jake Hinkson

8. Am stram gram de M.J.Arlidge

9. Un vent de cendres de Sandrine Collette

10. Deux gouttes d'eau de Jacques Expert

11. Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg

12. Les visages écrasés de Marin Ledun

 

 

 

Où Je Chine...